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 [Fic] Tenchu

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Rikimaru
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MessageSujet: [Fic] Tenchu   Mar 26 Mai - 13:26

Fan invétéré du jeu vidéo Tenchu, j'ai décidé de concilier cet univers avec celui que nous connaissons, tous, bien : celui des couches. J'espère que cette histoire vous plaira. N'hésitez pas à laisser des commentaires ou vos avis.

**********************

Prologue :

A l'intérieur de la pièce plongée dans la pénombre, nul son, si ce n'était celui d'une respiration légèrement saccadée, ne se faisait entendre. La source de ce bruit se trouvait être une forme endormie, allongée à même le sol dans un futon. Soudain, la silhouette jusqu'ici immobile se redressa dans un sursaut et se pencha promptement sur le côté afin de vomir dans le baquet qui avait été disposé tout près. Quand elle eût rendue tout ce qu'elle avait à rendre, Ayame écarta les mèches brunes qui étaient collées à son front par la sueur, avant de s'emparer d'une main tremblante du verre d'eau situé à proximité du récipient. Elle le but lentement afin de chasser le désagréable goût de bile qui saturait sa gorge. La boisson fraîche soulagea également en partie son estomac meurtri.
Finalement, elle le reposa et resta assise ainsi, plongée dans ses pensées, une main effleurant le pansement qui ceignait son flanc gauche. La kunoichi savait que la cause de sa nausée était le poison qui lui avait été inoculé deux nuits plus tôt au cours d'une mission. Étant donné qu'elle ne s'était aperçue de la blessure que tardivement, Ayame estima qu'elle avait un peu trop traînée dans l'administration de la dose d'antidote, ce qui avait très certainement amené des complications quant à sa guérison.

Tandis qu'elle demeurait dans son attitude méditative, Ayame sentit une chaleur inattendue envahir son entrejambe ; un liquide semblait être en train de se frayer un chemin en ruisselant au milieu de ses cuisses. Il franchit la barrière de tissu imposée par son habit et termina sa course dans le futon en formant une auréole. Instinctivement, elle plongea sa main sous la couverture en tâtonnant à l'aveuglette au niveau de son pubis. La kunoichi ressortit ses doigts humides et les plaça devant son nez tout en reniflant ; une fragrance légèrement âcre envahit ses narines. Tordant son visage en une grimace de dégoût, elle écarta vivement sa main. En l'espace d'un instant, ses soupçons se retrouvèrent confirmés ; sa vessie venait de se vider sans qu'elle puisse avoir le moindre contrôle dessus.
- Ce n'est pas vrai ! pesta-t-elle en repoussant prestement la pièce de coton qui couvrait encore le bas de son corps. C'est la troisième fois que ça se produit !

En effet, ce désagrément était déjà survenu une première fois juste après la prise du contrepoison. L'ayant absorbé en retard, Ayame avait malgré tout sombré dans l'inconscience et lorsqu'elle était revenue à elle, la jeune femme s'était aperçue de la présence d'une flaque d'urine étalée sous elle. Mettant cela sur le compte de son malaise à cause des toxines présentes dans son organisme, elle n'en avait pas vraiment fait cas sur le moment. Mais un second incident avait eu lieu le matin même alors qu'elle sortait d'une nuit de sommeil agitée. Impuissante, Ayame n'avait pu que constater le désastre à son réveil. A nouveau, la jeune femme maudit son manque de retenue. Prenant à bras le corps sa literie tachée, la kunoichi se tourna vers la cloison coulissante qui donnait sur l’extérieur, débouchant à l’arrière de la maison, et sortit.

Bâtie en bois et coiffée d'un toit de chaume, la maison qu'elle occupait était installée un peu en retrait par rapport au reste du petit village de montagne, établi plus en contrebas. Bien qu'ils soient plutôt proches, Ayame ne connaissait que sommairement ses habitants et ne se mêlait à eux que lorsqu'elle devait acheter des provisions.
Au-dehors, dans le ciel nocturne parsemé d'étoiles scintillantes, la pleine lune brillait d'un éclat argenté, lui suffisant pour éclairer sa route. La jeune femme foulait l'herbe humide de ses pieds dépourvus de sandales tout en humant le parfum de sous-bois, que le vent transportait en soufflant entre les frondaisons des arbres. Infléchissant sa marche, elle prit la direction du cours d'eau qui passait non loin de là, à la lisière de la forêt.
Se déchargeant de son fardeau quand elle en eût atteint le bord, Ayame entreprit de le laver dans l'eau froide qui descendait en glougloutant des sommets plus au nord. C’était également à cet endroit que les femmes du hameau baignaient leurs linges car la rivière était peu profonde et le flux du courant plus lent. De plus, les grosses pierres qui parsemaient son lit permettaient de le faire sécher au soleil.

Sa corvée accomplie, les doigts engourdis de la jeune femme la débarrassèrent de son kimono. Quittant cette enveloppe souillée avec une joie évidente, elle la rinça pareillement avant d’entrer elle-même dans l’eau afin de se nettoyer un minimum, en faisant attention de ne pas glisser. Le contact du liquide sur sa peau nue se révéla glacial mais elle n'en avait cure. D'ailleurs, si quelqu'un l'avait surprise à ce moment-là, Ayame n'aurait rien laissé transparaître de son trouble ; au contraire, elle aurait lancé un regard suffisamment noir à l'importun pour que celui-ci disparaisse aussitôt en ravalant ses éventuelles remarques. Cependant, sous cette carapace rebelle et fière, le coeur de la jeune femme était étreint par un sentiment d'angoisse grandissant quant à sa condition qu'elle jugeait préoccupante.



Lorsqu'elle eût terminée ses ablutions, elle retourna à sa demeure complètement dévêtue avec son ballot de linge, qu’elle étendit sur une corde attachée entre deux poteaux derrière l’habitation. Ensuite, comme elle commençait à frissonner, elle alla dans sa chambre pour se sécher entièrement puis dénicha une tunique propre dans le coffre contenant ses différentes possessions. C’était d’ailleurs le seul meuble présent dans la pièce aux dimensions réduites. La sensation de fraîcheur qu’elle ressentit en passant le tissu la ravie énormément, lui permettant d’oublier momentanément son petit "accident". Étendant un futon immaculé sur le tatami, la kunoichi lorgna du coin de l'œil l'endroit où s'était trouvé l'ancien, en espérant qu'aucune altération ne serait visible d'ici le matin. Tout en s'allongeant, elle reconnut que son problème ne pouvait persister indéfiniment et elle décida donc d'aller voir la guérisseuse du clan Azuma dès le lendemain. Et c'est sur cette ultime conviction qu'elle s'enfonça dans une douce torpeur.

Futon :
Matelas mince ou couverture épaisse que l'on étend sur les Tatami pour servir de lit et que l'on range au matin dans des placards aménagés dans les murs.

Kunoichi :
Femme ninja.

Tatami :
Panneau de paille de riz compressée, bordée de tissu, utilisé pour couvrir le plancher des palais et maisons à partir du XVIIème siècle. Avant cette époque, les gens du commun n'utilisaient que des espèces de coussins en paille (Zabuton) pour s'y asseoir. Toujours en usage dans les intérieurs japonais, ils ne sont foulés que pieds nus ou chaussés de tabi (petites chaussettes portées traditionnellement avec le kimono ; elles peuvent être dotées de semelles épaisses). La longueur varie de 1,86 m à 1,92 m selon les régions (largeur toujours égale à la moitié de la longueur). Utilisés aussi dans les dojo pour la pratique des arts martiaux.

Kimono :
Le kimono, de forme T, est le vêtement traditionnel japonais. Il est souvent confondu, à tort, avec les vêtements d'entraînement des arts martiaux. On peut porter des kimono pour dormir. En gros, ce serait un pyjama, mais en plus facile à enfiler que le kimono pour la journée.

**********************

A suivre ...


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Rikimaru
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Ven 29 Mai - 12:54

Chapitre 1 :

La lueur pâle qui précède l'aube filtrait par le shôji de la chambre lorsque Ayame s'éveilla le jour suivant. Bien qu'elle refusa de se l'avouer, la jeune femme fut soulagée de voir que son futon était toujours sec. Sitôt debout, la kunoichi prit sans grand appétit un repas léger composé majoritairement de riz ; sa future entrevue avec la praticienne lui nouant l'estomac et but une tasse de thé froid. Elle enfila une simple culotte de lin et enserra sa poitrine avec des bandes de tissus. Sa respiration s'en trouva relativement modifiée mais la jeune femme avait l'habitude de cette pratique. Toutefois, elle prit garde de ne pas trop comprimer la blessure q'elle avait au côté car celle-ci était encore un peu douloureuse du fait de sa lente cicatrisation.
Estimant que l'entraînement quotidien pouvait attendre, Ayame s'empara d'un des kimonos - le vert pâle - qu'elle portait pour aller en ville, puis noua la moitié postérieure de ses cheveux en une queue de cheval sur le sommet de son crâne et laissa l'autre partie libre à l'avant. Par pure coquetterie, elle tressa quelques perles de couleurs dans les mèches derrière son oreille droite et arrangea quelque peu ses franges pour qu'elles ne lui tombent pas dans les yeux. Une fois satisfaite de son travail, elle chaussa des tabi ainsi que ses sandales, avant de prendre la route qui la conduirait jusqu'à sa destination.

Chemin faisant, l'esprit de la kunoichi se retrouva assaillie de questions. Qu'allait-on bien pouvoir lui répondre ? Est-ce que son problème était réversible ? Saurait-on seulement lui dire ce qu'elle avait ? Toutes ses interrogations, et bien d'autres encore, lui tinrent si bien compagnie, qu'elle ne remarqua même pas les gens qu'elle croisait ; ceux qui s'en allait aux champs en la saluant parfois au passage. Sortant finalement de ses tourments intérieurs quand elle parvint à la sortie du village, la jeune femme bifurqua sur sa gauche et descendit un petit sentier de terre battue pour atteindre une bâtisse.
Cette dernière, toute en bois, avait une architecture plutôt trapue. Le toit, recouvert à certains endroits par de gros galets, comportait une ouverture qui laissait s'échapper un petit filet de fumée. Pensant tenir là un indice sur l'éventuelle présence de la vieille femme, la kunoichi poussa la porte d'entrée.
- Keiko, tu es là ? appela-t-elle. C'est Ayame.
La pièce chichement éclairée par le feu qui brûlait dans l'âtre central, était un véritable capharnaüm. La table basse était encombrée par des ustensiles d'herboristerie ainsi que par les diverses préparations que la praticienne avait concoctées. En pénétrant un peu plus dans l'antre, les narines de la jeune femme furent assaillies par le bouquet d'arômes que dégageaient les plantes séchées qui avaient été suspendues au plafond.
- Keiko ? essaya-t-elle à nouveau.
- Par ici, répondit une voix venant de derrière un panneau.

La kunoichi passa dans la pièce attenante et découvrit la vieille femme en train de se laver les mains dans un baquet rempli d'eau. D'un gris délavé, son ample tunique recouvrait un corps dont la taille était inférieure à celle d'Ayame et au dos légèrement voûté, attribuable à une vie de dur labeur. Ses cheveux rassemblés en un chignon maintenu par une grande aiguille blanche étaient de la couleur de la cendre. En dépit des ravages du temps, elle avait conservée un visage relativement gracieux. Lorsqu'elle aperçu la jeune femme, ses lèvres s'étirèrent pour former un sourire.
- Ah, Ayame, cela faisait longtemps que l'on ne s'était vu, dit-elle d'une voix amicale. Je suppose que tu n'es pas passé me voir uniquement par courtoisie.
Personne ne savait que la sexagénaire, en plus d'officier pour les villageois, travaillait aussi en tant que médecin des ninja Azuma depuis de très nombreuses années.
- Keiko, voyons, comment peux-tu dire une chose pareille, s'indigna la kunoichi. Tu sais bien que je t'apprécie énormément.
- Je plaisante, je plaisante, lui répondit la sexagénaire avec un petit mouvement de la main afin d'apaiser sa visiteuse.
Son geste parut porter ses fruits puisque la tension qui habitait la jeune femme diminua sans pour autant disparaître complètement.
- Si je suis venu, c'est parce que j'ai ... un petit souci, acheva-t-elle hésitante.
Son visage ne laissait rien transparaître de sa gêne mais les battements de son coeur s'étaient accélérés.
- Allez, dis-moi tout, l'encouragea Keiko. J'essaierai de t'aider du mieux que je pourrai.
Ayame lui raconta alors son empoisonnement ainsi que les mésaventures qui en avaient découlées. La guérisseuse l'écouta avec la plus grande attention et finit par lui répondre :
- Très bien. Voyons déjà voir comment se porte cette blessure. Retire ton kimono.

La kunoichi défit la ceinture qui maintenait le vêtement en place, néanmoins elle semblait indécise quant à l'enlever.
L'ennui de sa patiente étonna Keiko. Elle qui semblait toujours capable de tout, songea-t-elle.
- Tu n'as pas à te sentir embarrassé. Tu vas bientôt avoir vingt-deux ans mais j'ai déjà pu te voir nue. Aussi bien la petite fille que tu étais quand ton défunt maître t'a recueillie, que l'adolescente turbulente que tu étais devenue alors.
Blâmant ce sentiment de timidité déroutant, la kunoichi obtempéra et posa le tissu sur le sol. La vieille femme l'examina sous tous les angles en lui posant diverses questions auxquelles elle répondit sans détours. La praticienne nettoya une nouvelle fois la coupure et refit le bandage. Tandis qu'elle finissait son travail, son ouïe perçut un petit bruit, comme celui d’une outre qui se vide. En réponse, ses yeux se portèrent sur le plancher sous elle.
- Hum ..., effectivement c'est un sérieux problème que tu as là, lâcha-t-elle sans préambule.
- Quoi ? Qu'est-ce ... ?
La jeune femme ne put jamais finir sa phrase car elle prit brusquement conscience du contact de sa culotte imprégnée d’urine. Celle-ci dégoulinait le long de ses cuisses pour rejoindre la flaque dorée qui s'élargissait à ses pieds, trempant ses tabi au passage. L'incident créa une telle confusion chez la jeune femme que ses joues s'empourprèrent.
- Je ... je ..., bégaya-t-elle.
- Commence déjà par te sortir de là et retire tes sous-vêtements trempés, dit simplement la guérisseuse. (Ayame lui obéit de manière mécanique.) Je nettoierai, ce n'est pas grave.
- Comment ?! s'emporta finalement la kunoichi dont la figure était devenue cramoisie sous le coup d'émotions diverses et variées. Je viens de m'oublier une nouvelle fois, qui plus est sur le sol de ta maison, et toi tu me dis que ce n'est pas grave ! C'est ...
- Tout à fait, c'est ce que j'ai dit, l'admonesta Keiko.
Le ton sec de la vielle femme la laissant sans voix.
- Je suis ... désolée, finit par dire la jeune femme, ses yeux marron humides. C'est juste que ...
- Ecoute, Ayame, je suis certaine que cela doit être dur à vivre pour toi mais il faut que tu comprennes que ça ne sert à rien de s'énerver.
- Est-ce qu'il y a une solution ?
- Pour tout t'avouer, je ne sais pas. Si j'avais pu avoir un peu de ce poison, peut-être que ...
- Oh, excuse-moi de ne pas avoir pris le temps d'en récupérer ! ironisa la jeune femme prise d'un coup de sang.
- Tu ne vas pas recommencer, répliqua à son tour son interlocutrice.
Ayame soutint son regard pendant un moment avant de finalement détourner le sien en premier.
- Bien, comme je m’apprêtai à te le dire, les toxines sont des éléments complexes et chaque être à ses propres réactions face à elles. Le fait que tu ais pris un antidote t'a guérie du poison, seulement celui-ci a dû avoir le laps de temps nécessaire pour endommager ton organisme. Chez toi, ceci s'est traduit par un affaiblissement de la vessie.
- C'est sans espoir, alors ? fit-elle avec la mine résolue propre aux condamnés à mort.
- J'ai déjà vu des pertes de contrôle semblables, seulement c'était sur des personnes de mon âge, voire plus vieilles encore. Avec les années le corps se dégrade, c'est normal, mais là je suis complètement démunie face à ce problème. J'espère en tout cas que ça n'empirera pas.
- Parce que ça peut ?!
- Eh bien, tu pourrais aussi manquer de retenue en ce qui concerne ... l'autre chose ... .
Le seul fait de s'imaginer avoir ce genre d'accident glaça Ayame jusqu'au plus profond d'elle-même. Voyant la réaction de sa patiente, Keiko s'empressa d'ajouter :
- Je ne fais que te citer le pire scénario possible. Ce n'est qu'une hypothèse. De plus, rien ne dit que cela soit définitif. En attendant, je vais te donner une potion pour l'infection. Tu en prendras une goutte diluée dans l'eau, trois fois par jour.
- Merci, dit-elle d'une voix éteinte.
- Oh, et laisse-moi tes vêtements sales je les laverai avant de te les rapporter.
Tout ce que la kunoichi put faire fut de hocher la tête. Elle renfila son kimono vert pâle et prit la petite fiole que lui tendait la vielle femme. Elle s'apprêtait à partir quand Keiko lui posa une dernière question :
- Je sais que cela fait quatre mois maintenant, mais il n'y a toujours aucune nouvelle de Rikimaru ?
- Non, aucune. Et de toute façon, je suis contente qu'il ne soit pas là pour me voir dans cet état, ajouta-t-elle en pensée.
- Très bien. A bientôt, Ayame. Je te rendrai visite incessamment sous peu de toute façon. Prends soin de toi en attendant.
Une fois les au revoir échangés, la jeune femme repartie en direction de sa demeure avec un air encore plus misérable qu'à l'allée.

Shôji :
Le shoji est une porte coulissante pouvant servir de "rideau" de fenêtre. Il s'agit d'un panneau constitué de lattes de bois horizontales et verticales formant une trame sur laquelle est collé du papier translucide. Il permet d'apporter une lumière indirecte dans une pièce.

Tabi :
Les tabi sont une forme traditionnelle de chaussettes japonaises. Elles montent jusqu'à la cheville et séparent le gros orteil des autres orteils. Les tabi sont la plupart du temps de couleur blanche, en particulier pour les occasions formelles. Il arrive cependant que les hommes portent des tabi de couleur noire, et les femmes de couleurs variées ou à motifs.

**********************

A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Sam 6 Juin - 7:49

Chapitre 2 :

Sept jours s'écoulèrent lentement sans que son état ne connaisse d'amélioration. La potion que lui avait donné Keiko fit des merveilles quant à ses nausées et son abattement, mais ne put rien faire contre son incontinence. Pourtant, à son grand soulagement, si de nombreux accidents humides lui arrivèrent fréquemment au cours de la semaine qui suivit, aucuns d'une nature "autre" ne furent à déplorer.
La vieille guérisseuse vint la saluer au cours de la semaine afin de s'enquérir de l'évolution de sa situation, ainsi que pour lui rendre ses sous-vêtements propres. La kunoichi la remercia pour son aide en lui offrant le thé et elles discutèrent de choses et d'autres. Ayame lui annonça qu'elle irait certainement s'entretenir avec la princesse Kiku, la fille unique du seigneur Gohda. Depuis plusieurs années, les deux amies se considéraient comme des soeurs et de ce fait, elles en étaient progressivement venues à se voir au moins une fois par semaine. Cependant, cela n'avait pas été le cas des deux dernières à cause des problèmes rencontrés par la jeune femme, la poussant vers un semblant de déprime. Keiko fut heureuse de cette initiative et l'encouragea à y aller le plus tôt possible.
Effectivement, Ayame pourrait peut-être se confier à Kiku, même si son souci n'était pas de ceux rencontrés par les personnes de l'âge de la princesse. Mais, après tout, il n'était pas non plus censé faire partie de ceux auxquelles la kunoichi avait imaginé devoir faire face.

L'après-midi suivant, Ayame se rendit au château de la famille Gohda en appliquant tout son savoir-faire pour éviter de se faire repérer par les gardes en patrouille. Elle passa par les jardins dont la végétation était suffisamment dense pour dissimuler son approche et commença à escalader la paroi qui la mènerait à la chambre de l'adolescente. Le soleil brillait fort ce jour-là, aussi la sueur due à l’effort ne tarda pas à apparaître sur le front de la kunoichi. Néanmoins, elle n’y fit pas attention car elle était quasiment arrivée à destination.
Vêtue d'un kimono en soie alliant le rose et le blanc, la jeune fille aux longs cheveux noirs était en train de lire un rouleau de parchemin. Comme elle tournait le dos à la fenêtre, elle ne vit qu'une grande ombre s'étirant juste devant elle. Reconnaissant sa propriétaire, l’adolescente se retourna d'un seul bloc, en laissant tomber le papier qu’elle tenait, et avança vers celle-ci d'un pas vif.
- Ayame ! s'écria-t-elle en se jetant joyeusement dans les bras de son amie.
La simple étreinte de la princesse procura à la jeune femme un réconfort plus que bienvenu.
- Je suis contente que tu sois là ! Comme cela faisait plusieurs jours que tu ne venais pas, je commençais à m'inquiéter.
- Je suis navré, Kiku. J'ai connu quelques moments difficiles ces derniers temps et c'est pour cette raison que je n'ai pas venir plus tôt.
- Tu ne veux pas me raconter ? lui demanda la jeune fille. Je suis certaine que ça te fera du bien.
La proposition avait été faites avec une innocence juvénile, cependant, l'attitude on ne peut plus sérieuse de la princesse, même du haut de ses douze ans, démentait cette impression, renforçant ainsi le poids de sa demande. A son propre étonnement, la kunoichi accepta de se confier à l'adolescente. Elle lui raconta tout ce qui lui était arrivé mais à l'inverse de son entretien avec Keiko, elle n'omit aucun des doutes que cette situation particulière avait fait naître en elle.

- J'ai honte de ce qui m'arrive Kiku, acheva-t-elle des larmes coulant sur ses joues. De plus, je ne suis plus sûre de pouvoir remplir ma fonction auprès de ton père et je crois que cela me terrifie.
Voilà, c'était dit. Bien qu'elle ait redoutée cette entrevue, elle ne pouvait pas être plus sincère. En réponse à cette confession faite à coeur ouvert, la princesse qui vouait une immense compassion pour sa "soeur", lui dit :
- Oh, Ayame, père ne se séparera jamais de toi. A mes yeux, ce serait la chose la plus impardonnable qu'il puisse faire et il le sait très bien.
- Kiku, dans mon état actuel, je ne peux plus remplir efficacement mon rôle. Il me sera impossible d'être suffisamment discrète si je ne me contrôle pas. Entre le bruit et l'odeur, ainsi que l'inconfort, ce sont autant de contraintes que je ne peux surmonter comme ça.
- Je te promets qu'on trouvera une solution, dit la jeune fille d’une voix solennelle.
Parfois, l'adolescente pouvait se montrer beaucoup plus mûre que son âge le laissait supposer. En définitif, elle avait cru que ce serait Kiku qui aurait besoin de sa présence alors que c'était tout l'inverse. La jeune femme fût très émue par ces dernières paroles.
- Et si on goûtait à ces friandises en buvant du thé, proposa la princesse en découvrant un petit plateau. Il n'y a rien de mieux pour chasser les idées noires.
- Je veux bien manger des gâteaux mais pour ce qui est de boire, je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne suggestion.
- Oh, allez, fais-moi plaisir, la supplia l’adolescente.
- Bon, d'accord, accepta-t-elle finalement. Néanmoins, rappelle-toi que je t'aurai prévenu.
Elle ponctua son avertissement d'un léger sourire. C'est bien la première fois que je me laisse aller à plaisanter sur ma condition, pensa-t-elle.

Mangeant avec un appétit renouvelé, Ayame trouva la nourriture un peu trop sucrée à son goût mais néanmoins très bonne. Elle fit passer le tout avec un peu de thé.
- Hum, c'est délicieux, Kiku.
- N'est-ce pas, fit la princesse avait un clin d'oeil complice.
- Mais qu'est-ce que c'est ?
- Eh bien voilà. Ce matin, alors que je flânais sur le marché, j'ai aperçu l'étal d'un nouveau marchand étranger. Ils y avaient beaucoup de produits que je ne connaissais pas. Je suis allé lui demander ce qu'il proposait et il m'a fait goûter à ces sucreries. C’était tellement bon que je lui en ai immédiatement acheté !
- Je te reconnais bien là, Kiku, dit la kunoichi en riant.
La boutade d'Ayame fit rougir l'adolescente pendant un instant, puis les yeux de celle-ci se mirent à briller d'espièglerie.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? lui demanda la jeune femme. A quoi pense-tu ?
- Je n'en suis pas certaine. Je préfère ne rien dire pour l'instant mais je pense que j'ai trouvé un moyen de t'aider.
- Ce n'est pas bien de te moquer, Kiku.
- Mais c'est vrai, Ayame ! renchérit la jeune fille. Reviens me voir demain à la même heure et tu verras que je dis la vérité.
- Excuse-moi, je crois que tous ces désagréments me rendent un peu trop irritable. Très bien, procédons de cette façon. A demain alors.
D'un bond souple, elle grimpa sur le rebord de la fenêtre par laquelle elle était arrivée et adressa un dernier signe de la main à sa petite "sœur". Tandis qu’elle commençait à descendre sans un bruit, son esprit se mit à tourner à plein régime dans le but de découvrir ce que lui réservait la suite des évènements.


**********************

A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Sam 6 Juin - 7:50

Chapitre 3 :

Le lendemain matin, Ayame se réveilla avec son futon à nouveau souillé. Néanmoins, si l'on pouvait le dire ainsi, elle en avait désormais l'habitude, sauf en ce qui concernait la déplaisante sensation de froid qu’elle éprouvait au contact du tissu trempé lorsqu’elle se levait. Elle mit sa literie sale ainsi que son kimono de côté afin de les nettoyer plus tard dans la journée et déjeuna. Après s'être habillée avec des vêtements qui commençaient à accuser leur ancienneté, la kunoichi se rendit sur le terrain derrière la maison et commença à effectuer des étirements. Au bout de plusieurs minutes, elle se lança dans un série de mouvements plus ou moins complexes, enchaînant les coups de poings et les frappes du pied, s'imaginant dans diverses situations de combat.
Aux environs de midi, comme la fatigue à se faire ressentir et que la chaleur s’accentuait, la jeune femme mit un terme à son entraînement et partie dans sa chambre afin de retirer sa tenue moite de transpiration. Humidifiant un linge dans le baquet d'eau, elle commença à se frictionner tout le corps afin de d'éliminer la transpiration qui lui collait désagréablement à la peau. Sa toilette terminée, elle se restaura et avala une grande quantité de boisson pour se désaltérer. Au point où j'en suis, songea-t-elle en buvant le liquide. Tout de même, elle avait hâte de retourner au château pour découvrir la solution que Kiku prétendait avoir trouvée. En effet, si la guérisseuse, Keiko, n'avait rien pu faire pour elle, comment la princesse le pourrait-elle ? Se blâmant de douter ainsi de sa petite "soeur", Ayame prit la décision de considérer le plus sérieusement du monde tout ce que l'adolescente pourrait lui proposer.

Quand le temps de la rencontre fut proche, la kunoichi se mit en route pour le château. Réitérant le même parcours que la veille avec autant de prudence, la jeune femme se mit à escalader la paroi qui la mènerait auprès de son objectif. Passant par l'ouverture, elle atterrit sans un bruit sur le tatami qui recouvrait le sol. La jeune femme vit que l'adolescente était en train de tripoter quelque chose entre ses mains.
- Kiku ? appela-t-elle.
Sa voix soudaine fit sursauter la jeune fille qui se dépêcha de reposer dans une boîte, ce qu'elle tenait une poignée de secondes plus tôt.
- Ah, Ayame, c'est toi, tu m'as fais une de ces peurs !
- Excuse-moi, mais tu sais bien que cette discrétion est naturelle pour moi, commença-t-elle avant d'ajouter quand la jeune fille eût acquiescée, alors, quelle est donc cette solution que tu disais avoir trouvé, hier ?
L'adolescente commença à frotter le bout de ses index l'un contre l'autre en regardant sa "soeur" d'un air penaud comme un enfant sur le point d'avouer une faute.
- Euh, ... en fait, il faut d'abord que je t'explique une chose ou deux.
- Vas-y, je t'écoute.
- Tu te rappelles que durant notre conversation d'hier, nous avons mangés les gâteaux que j'avais acheté sur l’étal d’un marchand étranger.
- Tout à fait.
- Ne te mets pas en colère, hein, mais ce matin, je suis retournée le voir et je lui ai fait part de ton problème.
- Quoi !?
- Attends, je n'ai pas dis que c'était pour toi en particulier. J'ai simplement parlé d'une amie à moi qui avais ce genre d'ennui. Tu sais, en Occident, ils sont en avance sur certaines choses par rapport à nous et donc j'ai pensé qu'il pouvait t'aider.
Sa curiosité prenant le pas sur son mécontentement, Ayame consentit à se calmer un peu et à écouter jusqu'au bout.
- Et que t'a-t-il dit ?
- Qu'il avait la solution au souci rencontré par mon amie.
- C'est vrai ? fit-elle, incrédule. Et qu'est-ce que c'est ?
- Eh bien, ..., ceci, lâcha la princesse en lui tendant l'objet qu'elle avait reposé quelques minutes auparavant.

De couleur blanche, il ressemblait à un carré de tissu plié en plusieurs fois, plutôt épais, comme si il était rembourré. Néanmoins, la kunoichi le trouva si étrange au toucher qu'elle se douta que ce n'était pas de cette matière dont il était constitué. A sa grande surprise, quand elle le déplia, la jeune femme s'aperçut qu'il était plutôt grand et que la bande centrale s'élargissait aux deux extrémités. De plus, il possédait une face intérieure différente de l'extérieur. Si cette dernière était lisse, assez dure et immaculée à l'exception de deux traits verticaux violets qui couraient sur toute sa longueur, la seconde était plus moelleuse, presque duveteuse.
Son examen se poursuivant, elle remarqua également qu'entre ce qui semblait être le haut et le bas, il y a avait des dissemblances. D'un côté, rien de particulier, à part une bande transparente placée horizontalement sur le devant, alors que de l'autre, était placé deux petits prolongements rectangulaire diaphanes. Hum, collant, se rendit-elle compte en les effleurant du bout des doigts.
- C'est très joli, Kiku, cependant, à quoi ça sert ? Cela n'a pas l'air d'un médicament que je pourrais avaler.
Sa remarque fit légèrement glousser la princesse.
- A ce que le marchand m'a raconté, c'est fabriqué grâce à un procédé alchimique et cela s'appelle une couche ... c'est un sous-vêtement qui fonctionne ... comme un lange, acheva-t-elle avec les joues légèrement rosies.
La fin de la phrase provoqua un instant de flottement dans la pièce jusqu'à ce que la kunoichi se reprenne.
- Les langes des nourrissons ? demanda Ayame en confirmation.
- Oui, affirma Kiku confuse avant de se hâter d'ajouter, mais chez eux, ceci sert aux adultes et c'est très efficace à ce qu'il m'en a dit.
- Tout de même, je ne peux pas porter ça ! Je ne suis pas une gamine ! C'est ... c'est inconvenant ! Ecoute, je te remercie pour ton aide, mais avec ceci, ce sera exactement la même chose. Je me ferais toujours dessus, cela sera toujours aussi désagréable et contraignant et mes vêtements seront trempés en moins de deux.
- Non, la contra l'adolescente. Justement, c'est très absorbant et ça permet de rester bien au sec sous tes habits. De plus, les odeurs seront occultées depuis l’intérieur de la protection.
Ayame fit tout de même la moue, visiblement peu convaincue.
- Tu n'as qu'à essayer, lui suggéra Kiku, au lieu de froncer les sourcils de cette manière. Tu n'as rien à perdre.
Poussant un soupir qui en disait long sur son état d'esprit, la kunoichi hocha la tête.

Après plusieurs secondes d'observation et de manipulation, la jeune femme se tourna vers la princesse, un air incertain se peignant sur son visage.
- Comment est-ce que ça s'enfile ?
Se rapprochant d'elle, la jeune fille lui prit le change des mains.
- Le marchand m'a tout expliqué. Tout d'abord, il faudrait que ... tu retires ton pantalon et ... tes sous-vêtements. Ensuite, tu t'allongeras sur le sol.
L'embarras d’une telle demande se devinait clairement chez Kiku. Malgré tout, Ayame obtempéra sans plus rechigner et posa les étoffes qu'elle avait pliées, non loin d'elle. Une fois qu'elle fut en position, la princesse s'agenouilla juste en face d'elle.
- Maintenant, il faudrait ... que tu lèves tes fesses pour que je puisse glisser la couche dessous. A mesure que l'action se déroulait, les joues de la kunoichi comme celles de Kiku devenaient davantage rubicondes, leurs regards se fuyant l’un l'autre.
- Tu peux les reposer.
Les jambes à nouveau tendues devant elle, Ayame sentit la douce matière se refermer sur son pubis tandis que sa jeune "soeur" rabattait le devant du change, avant de fixer la paire d'adhésifs sur la bande transparente, en prenant soir de tirer un peu sur le tout pour que ce soit bien serré au niveau de la taille. Pour finir, elle passa timidement ses doigts vers les bords à l'intérieur des cuisses pour vérifier qu'ils étaient bien disposés.
- Voilà, c'est fini, fit-elle en reculant de deux ou trois pas, apparemment soulagé que cela soit terminé.
La jeune femme se redressa sur son séant, éprouvant à l'occasion l'épaisseur de la protection. D'une main tremblante, elle palpa l'avant du change et constata qu'il était bien maintenu. Elle se leva prestement en faisant un tour sur elle-même devant le grand miroir de la chambre de la princesse ; la couche enveloppait tout son bas-ventre en une douce étreinte cotonneuse.
En revanche, il lui serait impossible, à la vue des dimensions prises par son bassin, de réenfiler son pantalon ; il lui faudrait trouver un substitut. De plus, elle avait des difficultés pour croiser les jambes.
- Alors ? demanda Kiku avec anxiété.
- Eh bien, je dirais que c'est ... agréable à porter. Par contre, tempéra-t-elle en marchant, c'est quand même plutôt bruyant. (En effet, à chacun de ses pas, le "tissu" produisait un son de frottement.) Il faudra que je trouve un moyen pour l'étouffer.
- Ça veut dire que tu es d'accord pour les porter ? demanda la princesse, toute excitée d'avoir découvert la solution qui aiderait sa "soeur".
- Hein, je n'ai pas dit que j'accep ...

Sa langue se retrouva subitement dans l'incapacité de se mouvoir au moment où la teinte neigeuse de sa protection vira au jaune, la double ligne violette s'effaçant peu à peu. Ayame sentit le liquide chaud se répandre le long de sa peau jusque dans l'intimité du change, avant qu'il ne soit rapidement absorbé par la matière cotonneuse qui gonfla un peu en réponse.
L’accident terminé, il ne subsistait à l'intérieur de la couche qu'une vague sensation d'humidité. Devant cette catastrophe inopinée, ses yeux s'ouvrirent tout ronds, à l'instar de ceux de Kiku. Par réflexe, elle regarda la protection à sa taille puis ses pieds, s'attendant à retrouver une flaque.
Quand elle s'aperçut qu'il n'y avait rien, la kunoichi en eût les yeux bordés de larmes de joie. Elle enlaça Kiku dans une vive accolade fraternelle. La princesse souriait de toutes ses dents, heureuse pour sa "soeur".
- Tu vois bien que j'avais eu une bonne idée.
- Oh oui, Kiku, ta suggestion était la meilleure. Je m'en veux beaucoup d'avoir autant contester ton aide.
- Je ferais n'importe quoi pour toi, Ayame, lui assura l'adolescente.
- Merci, petite "soeur".
Leur embrassade s'achevant, elles se séparèrent l'une de l'autre.
- Comment tu te sens ? lui demanda finalement la jeune fille.
- Bien. Je ne discerne aucune odeur et je me sens … au sec, ce qui est une première depuis que j’ai commencé à rencontrer ses petits imprévus. Sinon, j’ai un peu plus de mal à serrer les cuisses, comparé à tout à l’heure, et j'ai l'impression d'être un peu plus pataude parce que c'est plus lourd, mais ça va, je m'y habituerai.
- Le marchand m'a dit qu'une couche pouvait te prémunir contre plusieurs accidents. Quand tu en as un, tu as vu que la double ligne s'effaçait peu à peu. Et bien, si elle disparaît entièrement, c'est qu'il vaut mieux te changer car la protection risque de ne plus rien pouvoir absorber.
- C'est prodigieux ! s’exclama la jeune femme Je ne pensais pas que ce genre de choses existant par-delà les océans.
- Oh, encore une chose. Essaie de garder ces protections dans un endroit sec, une boîte par exemple. Oh, et pendant que tu te changes, pense bien à te nettoyer avec un linge humide, ça t'évitera d'avoir des rougeurs.
- C’est bon, c’est bon, dit la kunoichi en levant les mains comme pour se rendre, ne te fais aucun souci pour ça. En tout cas, je te félicite, tu as une très bonne mémoire pour avoir pu tout retenir.
- Ben, disons que je voulais en savoir un maximum si cela s'avérait être utile pour toi. Je n'ai acheté qu'une vingtaine de ces protections, mais puisque que cela représente le meilleur moyen pour te rendre service, je passerai une commande plus importante dans peu de temps. Je te les ferai livrer dès que possible.
- Merci, Kiku, je ne te remercierai jamais assez pour m'avoir rendu le goût de vivre.
Ainsi les deux "soeurs" passèrent le reste de la journée, qui fut ponctuer par un autre accident rapidement éponger par le change qui s'alourdit en conséquence, à papoter de sujets divers et variés en buvant le thé.
Le soir venu, Ayame remercia encore une fois Kiku et emporta trois couches qu'elle roula dans son pantalon, qu'elle ne pouvait de toute façon plus remettre, et attacha ce dernier à l’arrière de sa ceinture pour transporter son "paquet" plus aisément. Le reste des langes lui parviendrait seulement d'ici le lendemain, cependant, elle pourrait enfin dormir sur ses deux oreilles dès cette nuit.


**********************

A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Sam 6 Juin - 15:30

Bon, j'ai enfin pris un peu de temps pour lire, et... c'est franchement pas mal du tout! Smile
Le rythme est bon, je m'attendais à tout ce que tous les évènement se précipitent en deux paragraphes, mais non, tu prends bien ton temps pour installer l'ambiance. Ca se lit de manière régulière, on est bien introduit dans l'histoire, cela permet de ressentir un peu plus d'empathie pour les personnages que dans une nouvelle lambda.

Je ne suis pas du tout familier avec l'univers de Tenchu, mais les personnages sont assez faciles à comprendre. Une question toutefois: c'est quel contexte d'époque? Ca parle de seigneurs et de kunoichi, je suppose donc qu'il dit s'agir de la période Edo du Japon (le Moyen-Age asiatique, en somme), mais l'usage de plastique pour la couche me pousse à hésiter...

L'écriture est bonne, très peu de fautes d'orthographe. Il y a une ou deux phrases à la tournure un peu malheureuse, et l'une ou l'autre au ton un peu ampoulé, mais rien de trop grave si l'on considère la longueur du texte. Chapeau bas. Smile

Je lirai la suite avec plaisir quand elle sera disponible! Wink
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Sam 6 Juin - 23:20

Merci beaucoup pour ton avis, Needle Hat, c'est sympa Very Happy. Je suis content que cela te plaise.

Effectivement le contexte du jeu se situe vers la fin du XVIème siècle (donc dans les années 1580) au Japon. Historiquement le Japon a toujours été un pays fermé jusqu'en 1800 et quelques, mais comme il y a eu l'introduction des fusils par les Portugais au début du XVIème siècle, j'ai penser que je pouvais toujours faire apparaître un marchand étranger.

J'ai donc pris quelques libertés par rapport à l'époque pour pouvoir introduire les couches telles que nous les connaissons et pour ce faire j'en ai fait un produit d'origine étrangère et crée par alchimie. Je ne dis pas qu'à l'époque l'alchimie était répandu mais l'industrie n'existait pas vraiment et comme l'univers de Tenchu comporte un peu de magie, je me suis dit : pourquoi pas parler d'alchimie alors ?
Pour le coup du plastique, j'essaie justement de ne pas le nommer, seulement de le suggérer.

Pour la suite, il faudra attendre un petit peu mais elle devrait arriver incessamment sous peu Wink.
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Dim 14 Juin - 12:45

Chapitre 4 :

Au cours des deux semaines qui suivirent, Ayame reçue suffisamment de couches pour assurer sa "protection" durant un bon moment. Et dans l'éventualité où sa réserve atteindrait un seuil critique, il lui suffirait d'en faire part à la princesse Kiku.
Pendant la première semaine, la jeune femme en était venu à opter pour le rasage de ses poils pubiens dans le but d'avoir une meilleure hygiène de son intimité, même si son sens du toucher à cet endroit s'en trouva exacerbé durant un bon moment ; elle finit malgré tout par s'y faire. Ayame était ravie de ne plus se réveiller les matins ou en plein milieu de la nuit complètement trempée grâce au port de ces protections, qui lui évitaient également les accidents au cours de la journée.
Chaque jour la kunoichi réalisait ses exercices afin de rester au mieux de sa forme, elle apprit même petit à petit à se déplacer et à combattre au mieux de ses capacités en portant ce sous-vêtement pour le moins singulier. Au milieu de la deuxième semaine, elle reçut la visite d'un des pigeons voyageurs servant à effectuer la liaison entre le château et sa demeure. D'après le contenu du rouleau qui avait été accroché à sa patte, le seigneur Matsunoshin Gohda requérait ses services et lui enjoignait de se rendre le plus promptement possible auprès de lui.
Ayant regagné sa confiance en elle, Ayame se réjouit de l'action à venir. Elle s'habilla avec sa tenue de combat habituelle qui, entre-temps, s'était étoffée d'une nouvelle pièce de couture, réalisée par ses soins, pour remplacer son pantalon. S'arrêtant à mi-cuisse, le vêtement avait été attaché sur les côtés à l'obi de sa tunique, et ressemblait à des braies fendues à l'entrejambe, laissant le bas-ventre à découvert. Elle avait également ajouté une épaisse bande de tissu couleur prune qui passait entre ses jambes pour maintenir sa couche bien en place. Les deux extrémités de l'étoffe avaient été passées dans la ceinture à l'avant et à l'arrière puis la partie postérieure avait été ramenée devant avant d’être nouée habilement en ne laissant retomber qu'un court pan devant elle. Cette disposition pratique étoufferait également le bruit de frottement que la protection produisait à chaque mouvement de ses hanches tout en lui permettant de se changer facilement. Touche finale, elle ajusta ses deux kodachi au niveau de sa chute de reins.

Moins d'une demi-heure plus tard, la jeune femme se présentait devant le père de Kiku, un homme âgé d'une trentaine d'années, agenouillé sur une petite estrade. A ses côtés siégeait le chef de son conseil, Naotada Sekiya, un presque sexagénaire, toujours prêt à apporter son soutien à son maître. La pièce dans laquelle ils s’étaient réunis possédait des murs lambrissés en bois, sauf sur un côté où elle donnait sur un balcon, offrant une vue imprenable sur l’horizon. Un léger courant d’air circulait dans la salle apportant une fraîcheur bienvenue en opposition à la chaleur qui régnait au-dehors.
- Me voilà, seigneur Gohda, fit-elle avec déférence.
- Ta promptitude t'honore, Ayame, comme d'habitude, répondit celui-ci.
- Merci. Ma présence serait-elle requise afin de me confier une mission ?
- En effet, tu as deviné juste, lui confirma Sekiya.
Un sourire de contentement joua sur les lèvres de la kunoichi.
- Je suis à vos ordres.
- Bien, reprit le seigneur Gohda. Tout d'abord, je dois t'informer que nous avons reçu des plaintes de certains marchands qui se feraient extorquer de l'argent contre une soi-disant "protection" ? Si ils ne payent pas, leurs étals sont détruits et leurs marchandises incendiées. Ce qui porte préjudice à notre province en terme d'économie et de sécurité de nos gens. Certains sont même déjà partis ; parmi eux, ce sont souvent des commerçants étrangers.
L’estomac subitement noué, Ayame déglutit difficilement avant de répondre :
- Non, je ne suis pas au courant. Cependant, vos hommes ne sont-ils pas suffisant pour régler le problème ?
- Le chef de cette bande semble être très bien informé des mouvements de nos troupes, intervint le conseiller Sekiya. De ce fait, nous n'arrivons pas à mettre la main dessus, même quand tout à été soigneusement planifié.
- Une personne ayant connaissance de vos plans doit les mettre au courant, avança Ayame.
- C'est également ce que nous pensons, intervint Matsunoshin. Nos soupçons se portent sur Goemon, l'un de mes conseillers. Le connais-tu ?
- Un homme plutôt râblé avec une petite moustache et une cicatrice au menton ? répondit la jeune femme. Je sais qu'on le voit souvent en compagnie de Hamada, un autre membre de votre conseil.
- C'est bien lui, lui assura Sekiya. Récemment, il s'est mit à dépenser beaucoup d'argent et après enquête, nous nous sommes rendus compte que ces gains supplémentaires coïncidaient avec le début de cette vague de problèmes. Comme il a un oncle très haut placé d’un point de vue politique, nous ne pouvons procéder à son arrestation sous peine de nous faire de puissants ennemis. De plus, il s’en sortirait encore grâce à sa fortune.
- Vous souhaitez donc que j'élimine discrètement ce traître, affirma-t-elle.
- J'aurais aimé qu'il en aille autrement, répondit le seigneur Gohda d'un ton mesuré, mais le fait que sa cupidité le pousse à laisser la terreur s'installer au sein de la population, quitte à la mettre en danger, le rend irrécupérable. Sekiya te fournira les éléments dont tu as besoin pour mener à bien ta mission. Tâche d'être prudente, Ayame.
Sur ces dernières paroles, il se leva et quitta la pièce en laissant la jeune femme et le vieil homme ensemble. Ce dernier lui indiqua l'emplacement de la demeure de Goemon et lui prodigua quelques informations supplémentaires qui lui seraient certainement utile.

Avant de quitter le château, la kunoichi décida de voir la princesse. Connaissant le chemin par coeur, elle arriva rapidement à la chambre de la jeune fille et fit coulisser le fusuma.
- Bonjour, Kiku.
L'adolescente laissa tomber la broderie qu'elle était en train de réaliser pour venir serrer sa "soeur" dans ses bras.
- Bienvenue, Ayame ! (Se reculant, elle admira la nouvelle tenue de sa visiteuse.) Eh, j'aime beaucoup ce que tu as fait à tes vêtements ! On ne voit pas du tout ta couche en dessous, ça te va parfaitement ! Oh, ce n’est pas juste que tu saches aussi bien coudre ! rouspéta-t-elle en gonflant les joues.
Devant la mimique de la princesse, le sourire qu'affichait Ayame se mua finalement en un petit rire.
- Ne t'en fais donc pas, ça viendra avec la pratique. Et quand ce sera le cas, je suis persuadée que tu seras meilleure que moi.
- Tu crois ? s’enquit l’adolescente.
- Bien sûr, lui assura-t-elle en lui caressant le dessus des cheveux avec une expression de tendresse. (Retirant sa main, sa mine se fit tout à coup plus sérieuse.) Kiku, est-ce que tu sais si le marchand étranger possède encore son étal ?
- Oui, je crois, fit la jeune fille, un doigt sur son menton en levant les yeux. La dernière fois que je l'ai vu, c'était ce matin. Pourquoi ?
La kunoichi lui raconta les difficultés que rencontraient les commerçants suite au chantage qu'ils subissaient, en ajoutant que certains avaient déjà quittés la province.
- Je vais remédier très bientôt au problème, mais j'espère simplement qu'entre-temps, il ne se sera pas en allé lui aussi. Ce serait une catastrophe.
Devant la détresse évidente de sa grande "soeur", l'adolescente tenta de la rassurer.
- J'irai lui rendre visite le plus tôt possible pour lui dire qu'une solution a été trouvée. Je demanderai même à père si des soldats du château peuvent le protéger.
- Mais, il ne comprendra pas la raison pour laquelle tu fais ceci. A moins, que tu ne l’ais mit au courant de mon petit "souci".
- Non, non, c'est notre secret à toutes les deux, fit-elle avec un clin d'oeil complice. Ne t'inquiète pas, je trouverai bien une excuse pour qu'il le fasse.
- Merci, Kiku, dit la jeune femme visiblement soulagée.

Elles discutèrent encore vingt bonnes minutes de tout et de rien. La princesse demanda à Ayame si ses couches la satisfaisaient toujours autant, ce à quoi celle-ci répondit par l'affirmative. La kunoichi lui confessa qu’il lui avait fallu un certain temps d’adaptation pour accepter parfaitement leur port, néanmoins, elle lui assura qu’elle était vraiment comblée par le "cadeau" que sa petite "soeur" lui avait fait car elle pouvait enfin revivre normalement. La princesse l'écouta avec attention avant de poser encore quelques questions sur l'effet que ça faisait de porter ces protections ainsi qu'un tas d'autres petites choses.
- Il vaudrait mieux que je ne m’attarde pas trop, si je veux me préparer correctement pour cette mission, déclara finalement la jeune femme.
- Promet-moi que tu feras attention à toi, lui demanda l'adolescente.
- Je te le jure sur cette clochette, fit-elle en sortant de son paquetage arrière, un grelot en forme de fleur qui émit un doux carillon lorsqu'elle le brandit au bout de sa cordelette rouge.
En réponse, la jeune fille sortit des replis de son kimono, un objet qui se révéla être le jumeau de celui de Ayame.
En réalité, les deux appartenaient à la mère de Kiku, feu dame Kei, décédée presque huit ans plus tôt lors d'une attaque du château. A l'époque, la fillette avait été enlevée par l'oncle du seigneur Gohda, car celui-ci n'avait pas apprécié que son frère, le père de Matsunoshin, confie les rênes du pouvoir à son fils plutôt qu'à lui au moment de sa mort.
Ayame avait sauvée l'enfant des griffes de ses ravisseurs avant de lui remettre la paire de clochettes que dame Kei lui avait donné juste avant de mourir. Prise d'affection pour sa libératrice, Kiku lui avait confiée l'une de ces clochettes en demandant si elle voulait bien être sa grande "soeur". Le sentiment étant réciproque, la jeune femme avait accepté le présent avec joie.
- Alors je ne me ferai aucun souci. Enfin, un peu quand même, corrigea-t-elle, confuse.
- A bientôt, alors.
Elle échangèrent une dernière accolade fraternelle et se quittèrent en s'adressant un signe de la main. Une fois hors du château, la kunoichi reprit le chemin de sa demeure afin d'y prendre ce dont elle aurait besoin.

Fusuma :
Le fusuma est un écran opaque coulissant utilisé pour redéfinir l'espace d'une pièce ou servir de porte. Il présente généralement les mêmes dimensions qu'un tatami. Les fusuma coulissent sur des rails en bois et ont longtemps servi de support de prédilection pour la peinture décorative.

Obi :
Un obi est une ceinture servant à fermer les vêtements traditionnels japonais, tels que les kimonos ou les vêtements d'entraînement pour les arts martiaux. Elle se présente sous la forme d'un ruban de tissu sans boucle ni fermoir. La manière de nouer l'obi est tout un art et il existe plusieurs façons de le faire.

Kodachi :
Kodachi signifie "petit tachi". Souvent confondu à tort avec le wakizashi, il en est l'ancêtre. Sa forme étant basée sur celle du tachi, il est donc souvent plus fin et plus courbe que le wakizashi. Un kodachi mesure entre 40 et 65 cm. Il est souvent utilisé par paire (ou "Kijiyuu Kodachi"), pour le combat rapproché car sa taille permet de le dégainer et de frapper très rapidement.

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A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Dim 14 Juin - 12:48

Chapitre 5 :

Le ciel commençait à prendre la teinte orangée caractéristique d'une fin de journée lorsque la kunoichi rentra chez elle. De retour à sa demeure, Ayame se rendit directement dans la pièce où était entreposé tout le matériel destiné à l'infiltration. Bien entendu, ce dernier était dissimulé derrière un panneau de bois, qu'elle fit pivoter sur sa base, révélant ainsi des étagères sur lesquelles s'entassait son équipement de ninja. Se conformant à la description que Sekiya lui avait faite de la résidence du conseiller Goemon, elle s'empara d'une longueur de corde munie d'un crochet métallique à son extrémité et le fixa à sa ceinture. Elle prit également quelques shuriken qu'elle plaça dans son paquetage. Pour finir, la jeune femme saisit un tube de bambou creux à l'intérieur duquel, elle plaça une couche qu'elle avait roulée. De cette façon, si jamais elle avait besoin de se changer sur le lieu de son intervention, elle en aurait la possibilité. De plus, cela limiterait le risque de se faire repérer à cause de l'odeur d’un possible accident.
Le temps d'arriver sur place, la nuit serait certainement tombée depuis au moins deux heures, néanmoins, l'obscurité était une alliée de choix et elle allait s'en servir. Avant de partir, la kunoichi mangea un repas composé de poisson séché et de riz tout en buvant suffisamment d'eau pour faire passer le tout. Désaltérée et le ventre plein, elle pouvait sereinement se lancer dans l'exécution de sa tâche. Ayame vérifia une énième fois que sa couche était bien en place et solidement maintenu par la bande de tissu, fit coulisser les deux lames dans leurs fourreaux pour s'assurer qu'elles ne se coinceraient pas quand viendrait le moment de s'en servir, puis quitta la place en prenant la direction de son objectif.

La jeune femme avait choisit de n'emprunter que les chemins les moins fréquentés par les humains, traversant des champs en friche et une forêt de bambous déserte, à l'exception de la faune qui y vivait. Lorsqu'elle arriva à destination, peu essoufflée par son trajet, elle put constater que ses estimations s'étaient révélées justes puisque cela faisait déjà un bon moment que le crépuscule avait cédé la place à la nuit. Atout supplémentaire, la moitié visible de l'astre lunaire qui diffusait sa clarté opaline était parfois masquée par des nuages qui en feutraient la lumière.
De son point de vue, le château se dressait un peu en amont d'une grande ville. Un mur d'enceinte de forme rectangulaire entourait le bâtiment principal ; il était plus que probable qu'une cour avait été aménagée au sein de l'espace entre les deux constructions. Quand elle se serait introduite plus avant dans la place forte, la kunoichi pourrait vérifier les autres informations que le chef conseiller de Gohda lui avait fournit sur la disposition des lieux.

Une large chaussée en terre, suivit d’un pont enjambant le canal qui passait en dessous, permettait d’accéder à la porte principale dont la garde avait été confiée à deux individus brandissant des lances. Ayame choisit donc de faire un large détour par l'un des côtés afin de se servir de son grappin pour franchir la muraille. Restant dans l'obscurité, elle attendit quelques instants avant de se lancer à l'assaut de l'obstacle. Bien lui en prit, puisqu'une sentinelle déboucha subitement depuis l'un des angles de la façade de pierre grise. Il ne doit pas être seul, songea la jeune femme, un autre doit certainement faire le tour en sens inverse. Si ils vont à la même allure, le second doit être à l'opposé de celui-ci.
Dès que le possible observateur franchit le tournant, la kunoichi sauta le canal, puis s'élança vers le pied du mur en faisant tournoyer son crochet, et le lança vers le haut dans le même mouvement. La partie métallique s'arrima aux tuiles et la jeune femme tira un coup sec dessus afin de tester la solidité ; satisfaite de la tension qu’elle perçut en retour, elle entreprit de gravir le mur. Elle était presque parvenue au sommet, lorsqu'elle sentit que la masse cotonneuse de sa protection qui grossissait sous l’ardente offensive de sa vessie. Le caractère saugrenu de sa situation ; elle, suspendue à la verticale et se faisant dessus, fut telle qu'elle faillit en lâcher la corde. Se ressaisissant à temps, non sans s’être un peu brûlée les paumes, elle acheva son ascension et réenroula son instrument sans heurts. Cette opération terminée, elle s'accroupit pour diminuer sa visibilité.

De son nouveau point d'observation, elle aperçut la cour qui s'étendait trois mètres plus bas. Juste au-dessous de sa position commençait les jardins du conseiller, qui n'avaient rien à envier à celui de Gohda, avec ses multiples essences de végétaux odorants et un pavillon bâtit en lisière de ces dernières. C'était le lieu le plus proche du château selon les indications de Sekiya, car de l'autre côté se trouvait les habitations de certains gardes et serviteurs, ainsi que différentes constructions plus ou moins fréquentées. La kunoichi attendit plusieurs minutes afin de prendre note des positions des gardes ainsi que de leurs itinéraires. Finalement, elle profita d'un bref moment de battement entre les rondes pour passer à l'action. Se saisissant de son grappin, la jeune femme descendit en rappel le long de la paroi jusqu'au sol.
Une fois sur la terre ferme, Ayame s'enfonça dans l'obscurité offerte par la frondaison des arbres pour contourner l'édifice. Sa tâche allait être plus ardue qu'elle ne le pensait, étant donné que les braseros brûlants un peu partout diminuaient les zones d'ombre. Cependant, il en fallait davantage pour décourager la kunoichi qui se mit à épier deux guetteurs en train de discuter. Le premier se vantait de ses exploits amoureux de la nuit dernière avec une servante tandis que son collègue l'écoutait avec un regard lubrique. Le vent venait de se mettre à souffler, poussant ainsi les nuages à voiler la lune, lorsque le "champion" délaissa son collègue pour continuer sa ronde. Peu de temps après, le second s'éclipsa pour satisfaire un besoin pressant dans les buissons proches.

Ayant repéré des pierres de taille en partie descellées, la jeune femme profita de cette chance inespérée et se mit à courir à fond de train, sa couche n’handicapant en rien ses grandes foulées, vers l'imposante structure de quatre étages. D'un bond de ses jambes musclées, elle atterrit sur les supports d'escalade les plus élevés et se hissa avec une agilité toute féline jusque vers le rebord du premier toit. Passant par-dessus au prix d'une petite acrobatie, elle rampa sur les tuiles en céramique jusqu'à une fenêtre possédant des barreaux en bois et se releva à demi afin d'avoir une vue sur l'intérieur. Au bout du couloir qui lui faisait face, la jeune femme aperçut un garde qui ne semblait pas l'avoir vu et capta les bruits de pas d'un autre qui s'approchait, ce qui la poussa à se baisser rapidement afin de se rendre invisible. Alors qu'elle était sur le point de conclure qu'il lui faudrait sûrement trouver un accès à partir d’un palier supérieur, elle remarqua une étroite ouverture au bas du mur, non loin de sa position. A plat ventre, elle s'approcha de celle-ci et jeta un coup d'oeil dedans afin de s'assurer qu'elle pourrait passer. Sans problèmes, estima-t-elle, je suis déjà parvenu à passer par des endroits plus réduits que ça.
Détachant son équipement ainsi que ses armes qu'elle positionna devant elle pour les pousser au fur et à mesure de sa progression, la kunoichi s'engagea dans le passage. La moitié avant de son corps était passée sans difficultés lorsque soudainement, elle ne put plus avancer. Qu'est-ce que ..., s'étonna-t-elle intérieurement.
Même si Ayame ne pouvait pas tourner la tête, elle sut immédiatement ce qui clochait. Ce n'était pas sa poitrine qui était en tort, d'ailleurs elle prenait soin de la bander afin que ses seins ne la gênent pas, mais bel et bien son postérieur. Elle n'avait pas prit en compte que sa couche rendait ses fesses plus épaisses, ce qui bloquait son parcours. Durant plusieurs secondes, la jeune femme se démena comme une diablesse pour se libérer. L'angoisse s'ajoutant bientôt à l'embarras de sa situation, elle se tortilla de plus belle et à force d'efforts, elle finit par s'en sortir. S'introduisant plus profondément, la kunoichi continua son bout de chemin en sentant son derrière rembourré toucher le haut du conduit à chaque reptation de son corps.

Shuriken :
Le shuriken est une arme traditionnelle japonaise de lancer. Contrairement à certaines idées reçues, cette arme est relativement peu efficace, et donc peu utilisée, en combat direct. Elle était plutôt utilisée afin de distraire l'adversaire ou dans des embuscades où la rapidité d'attaque est essentielle. On pouvait la tremper dans du poison pour en augmenter l'efficacité. Elles peuvent être en forme d'étoile (plus ou moins de pointes) ou de dard.

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A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Dim 14 Juin - 12:52

Chapitre 6 :

Le passage mena Ayame jusqu'à l'intérieur du bâtiment en la faisant déboucher sur l'enchevêtrement de poutres qui soutenait la charpente. En avançant sur l'ossature en bois, la jeune femme prit garde de ne pas faire tomber, sur le plancher, la poussière qui la recouvrait.
Elle continua ainsi, invisible et inaudible, évitant les hommes en faction qui oeuvrait à la sécurité du conseiller, jusqu'à passer au-dessus d'une pièce déserte. S'assurant qu'elle était bien seule, la kunoichi agrippa le support sur lequel elle évoluait et se laissa tomber en silence sur le tatami. La pénombre régnant dans la salle, comme dans le reste du château, si ce n’était quelques bougies disposées ça et là, elle attendit un peu pour que sa vision puisse s’accoutumer. Quand ce fut le cas, elle vit que la pièce était chichement meublée, ne comportant qu’un coffre dans un coin et une table basse. Il s’agissait vraisemblablement d’une pièce très peu utilisée.
Comme elle disposait d'une certain isolement, Ayame prit l'initiative de changer sa protection, puisque ses sens olfactifs exercés commençaient à déceler une légère odeur s'en dégageant. Et puis, elle préférait ne pas rester trop longtemps avec cette sensation d'humidité contre sa peau. S'agenouillant dans un coin, la jeune femme décrocha le tube de bambou qui contenait la couche neuve avant de dénouer sa ceinture. Elle retira la bande de tissu qui dissimulait son sous-vêtement si particulier et la posa près d'elle. La kunoichi observa quelques instants le matelas cotonneux enserrant son bas-ventre ; comme pouvait en témoigner la double ligne violette qui n'avait disparue qu'à moitié, le change avait prit une teinte blonde à l'entrejambe depuis l'accident. Portant la main aux adhésifs qui maintenaient le lange en place, la kunoichi prit conscience d'une chose en se remémorant le déroulement de cette opération, qu'elle avait déjà effectuée à maintes reprises au cours des derniers jours ; le fait de tirer dessus pour les enlever provoquerait un bruit suffisamment fort pour être entendu par toutes les personnes présentes aux alentours de la salle.

Son esprit d'analyse ne cessant de fonctionner, Ayame tira l'une de ses lames et entreprit de couper les parties collantes à leur base. Son travail achevé, elle rengaina l'arme et retira la protection souillée en la déposant à proximité, puis sortit la nouvelle de son étui. Le contact de l’air sur sa peau jusque là maintenue au "chaud" fit apparaître la chair de poule sur la zone concernée. Tout en dépliant la couche, la jeune femme ne cessait de lorgner du côté qui donnait sur le couloir adjacent. Sa position, presque accroupie, n'était pas des plus pratiques pour fixer le nouveau lange, mais si elle s'était allongée, ainsi qu'elle le faisait d'habitude dans ces cas-là, sa réactivité s'en serait trouvée ralentie si quelqu'un entrait.
Un soudain craquement, non loin de son emplacement, la figea dans son entreprise, avant que son instinct ne reprenne le dessus et lui fasse s'emparer d'un de ses kodachi. De la sueur perla sur son front et son coeur se mit à cogner contre ses côtes tandis qu'elle fixait la cloison coulissante en quête d'un quelconque mouvement. Ayame avait l'impression que les battements résonnaient dans tout le bâtiment. Sous sa volonté, ils consentirent à diminuer et elle raffermit sa prise sur le manche de son arme, le corps tendu comme la corde d’un arc.
Si une sentinelle tentait d'entrer, est-ce qu'elle serait suffisamment rapide pour la supprimer avant qu'elle ne déclenche l'alarme ? Dans l'éventualité où elle n'y parviendrait pas, sa mission serait un échec, causant des ennuis à son seigneur et lui barrant l'accès à la solution de son problème pour toujours ; de plus, le déshonneur l'attendrait également. Faisant taire ses angoisses subites, elle se convainquit qu'elle serait prête à relever n'importe quel défi.

Le temps passa, les secondes s'égrenant lentement jusqu'à ce que la kunoichi soit convaincue qu’aucune ombre ne se profilerait sur la cloison coulissante ; elle poussa un soupir silencieux. Le bruit avait dû être répercuté depuis une pièce voisine.
Reprenant sa tâche là où elle l'avait interrompue, Ayame referma le lange sur son intimité. La jeune femme dut s'avouer que le contact de la couche propre sur sa peau nue engendrait un sentiment de ... sécurité, un côté rassurant qu'elle n'avait encore jamais éprouvé. Les temps changent, pensa-t-elle, pourquoi ne changerais-je pas moi aussi. C'était d'autant plus vrai, que sa nouvelle condition lui imposait de prendre en considération tout un tas de données supplémentaires. La barrière cotonneuse bien en place, la kunoichi repassa le tissu entre ses cuisses et le rattacha aussi serré.
S'emparant de la couche sale, la jeune femme l'enfila dans le tube de bambou après l'avoir roulée pour qu'elle prenne une forme allongée. Elle vérifia une nouvelle fois qu'elle n'avait rien laissé traîner dans la pièce avant de se rapprocher du fusuma qui lui permettrait d'accéder à la suite de sa mission.

Ayant crapahuté sur une bonne partie du premier étage, elle avait dressé une carte mentale qui l'aiderait à rejoindre l'escalier qui la mènerait au second. Tous ses sens aux aguets, la kunoichi fit coulisser la cloison tout en douceur et s'engagea dans le couloir. Fruit d'un long entraînement, ses pas ne produisaient pas le moindre son sur le plancher, qui, elle ne le remarqua qu’après coup, avait été lustré au point que son image se reflétait dedans ; elle devrait y prendre garde. Remontant l'allée jusqu'à un angle, elle se plaqua contre le mur et jeta un coup d'oeil dans l'embranchement suivant. Rien en vue.
La jeune femme continua son chemin en rasant les cloisons, puis bifurqua vers la gauche. L’architecture du bâtiment alliait les lignes et les angles droits tandis que les couleurs qui l’environnaient avaient des tons plutôt monochromes allant du blanc au beige. Du moins, c’est ainsi qu’elle les percevait dans la pénombre.
Ayame passa devant une autre pièce, qu’elle identifia comme vide, avant d'atteindre un nouveau tournant qui la contraint à épier une fois de plus, ce qui se trouvait dans le couloir suivant ; elle aperçut un garde en faction près des marches. Celui-ci avait l'air de s'ennuyer fermement à son poste puisqu'il n'arrêtait pas de soupirer juste après avoir bâillé la bouche grande ouverte, cependant, il ne semblait pas vraiment décidé à en bouger. Il faudrait quelque chose pour l'attirer, songea-t-elle. Malheureusement, je n'ai rien qui puisse remplir ce rôle et je ne préfère pas essayer de faire du bruit pour l'amener à se déplacer.
Bien qu'ils gardent en mémoire qu'il ne valait mieux pas s'éterniser ici, les méninges de la kunoichi ne cessaient de fonctionner dans leur quête d'une diversion. L'illumination vint finalement quand la jeune femme regarda l'attirail qui pendait à sa ceinture. Elle retira la couche souillée qui se trouvait dans le cylindre de bambou et la roula en une boule compacte. Ayame passerait à l'acte au moment où la sentinelle fermerait les yeux sous l'assaut d'un nouveau bâillement. Elle n'eût pas à attendre bien longtemps avant qu'une opportunité se présente, néanmoins, un doute l'assaillit lorsqu'elle voulut passer à l'action.

Après tout, c'était la première fois qu'elle tentait une manoeuvre de ce genre, il était tout à fait possible que cela ne marche pas comme prévu ou qu'elle se fasse découvrir ; ses mains se firent moites. Douter de cette manière ne me ressemble pas, réalisa-t-elle. Je n'ai jamais hésité à me lancer dans une entreprise par le passé, même quand ça semblait fou. Le changement qui s'était opéré en elle devait y être pour quelque chose.
Elle, qui aimait avoir tout sous contrôle afin de ne pas être prise au dépourvu, s'était retrouver déstabilisée par son incontinence subite. Ne plus pouvoir dominer sa vessie, ce qui revenait pour son esprit à ne plus maîtriser son corps, l'avait ébranlé jusqu'au tréfonds de son âme, la poussant à croire que chacune de ses actions pouvaient avorter avant même d'avoir été tenté. Il lui fallait désormais s'accepter telle qu'elle était devenue et aller de l'avant, ne plus ressentir la peur de l'échec, sinon elle risquait de sombrer dans la mélancolie. Sa paix intérieure enfin retrouvée, elle put sereinement se mettre au travail.

Lançant "l'appât" non loin de sa position, la jeune femme guetta la réaction de sa cible depuis la périphérie de son champ de vision, tout en extrayant ses lames de leurs fourreaux. La présence subite de cet objet difficilement définissable au bout du couloir mit tout de suite l'homme sur ses gardes tandis qu'il s'approchait prudemment, la main sur son sabre. Pour une fois, je n'ai pas affaire à un imbécile, pensa-t-elle. La scène était indirectement éclairée par la lumière lunaire qui filtrait à travers les barreaux de la fenêtre, faisant apparaître les grains de poussière en suspension.Toujours plaquée contre le mur, elle attendit qu'il se penche afin de ramasser la protection souillée, pour l'abattre froidement d'une prompte attaque à la base de la nuque.
Le corps de sa victime tressauta une seconde suite au choc mortel, puis chuta. Ayame le rattrapa aisément malgré son poids, empêchant ainsi le sang de se répandre. Son enseignement avait toujours consisté à mettre un terme rapide à la vie des personnes qu'on lui désignait, aussi son acte ne lui fit rien éprouver. Bien sûr si l'on pouvait se passer de supprimer d'autres gens en plus de sa cible, il ne fallait pas s'en priver car dissimuler les cadavres représentait autant de problèmes supplémentaires ; ainsi s'était exprimé son défunt maître lorsqu’il lui avait apprit l'art de l'assassinat.
La kunoichi le traîna jusqu'à l'intérieur de la pièce déserte et le déposa sur le sol. Elle refit le chemin en sens inverse afin de récupérer la couche mouillée qui était restée par terre. L'opération terminée, elle prit la direction de la montée d'escaliers.

Alors qu'elle était mi-chemin de sa destination, une douce chaleur presque banale désormais naquit au creux de l'intimité de la jeune femme, sans qu’elle ne sente absolument rien venir. Tous ses accidents se déroulaient de manière identique avec une absence totale de retenue, comme si ses sphincters étaient atrophiés. Apparemment je n'avais pas tout donné la première fois, pensa-t-elle en tordant la bouche.
Effectivement, le précédent assaut avait été moins important, comme si sa vessie avait trouvé un malin plaisir à attendre qu'elle revête son unique protection de rechange, pour se vider totalement. Les yeux fermés, elle poussa un petit soupir résigné et reprit son ascension. Mais, à peine avait-elle fait trois pas, que la pire chose qui pouvait lui arriver selon elle, en dehors du fait d'être repérée, se produisit. Ainsi, l'unique signe annonciateur du désastre à venir fut le vent qu'elle laissa échapper avant que l'arrière de sa couche ne se mette à gonfler d'un seul coup, s'alourdissant à mesure que les intestins de Ayame se délestaient de leur charge.

Durant tout le processus, la kunoichi resta paralysée par l’embarras de sa situation, son visage passant par toutes les nuances de rouge possibles. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, cela s'arrêta enfin, laissant la jeune femme en proie à un profond désarroi. Elle palpa avec hésitation, presque de la répugnance, son derrière alourdi, ce qui plaqua légèrement la masse chaude contre ses fesses, la faisant frissonner de dégoût. Il semblait à la jeune femme que le monde entier fixait son postérieur, réceptacle de sa déchéance, ce qui provoqua chez elle une furieuse envie de pleurer, mais elle refoula ses larmes en frottant ses yeux marrons d'un revers rageur de la main. Non, se morigéna-t-elle intérieurement, ce n'est pas le moment de se morfondre ! Keiko m'avait dit que cela pouvait se produire et c'est arrivé, voilà tout !
Spoiler:
 
Cependant, la sensation d'être "souillée" de la sorte, en plus de l'inconfort flagrant, peinait vraiment Ayame et il lui semblait que son coeur était sur le point d'éclater face à tant de honte. Elle s'était faites à l'idée de s'oublier d'un point de vue urinaire, mais l'autre facette que pouvait prendre sa "malédiction" était une possibilité qu'elle avait négligée vu qu'elle n'avait jamais eût à y faire face jusqu’à cet instant précis. C'était un coup de boutoir qui menaçait de faire s'écrouler sa confiance tout juste retrouvée. Pour l'instant, il lui fallait éviter d'y penser, car sa mission n'était pas encore achevée, elle devrait donc faire avec jusqu'au moment où elle pourrait épancher toute sa détresse intérieure.


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A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Dim 14 Juin - 15:24

Waw, trois parties d'un coup? Mais c'est la fête du slip (ou de la couche)! cheers

J'aime toujours bien cette histoire. Smile Le côté complètement absurde de la situation dans laquelle elle se trouve est délicieux. En pleine mission d'infiltration, et dans le même temps, obligé de gérer ses petits problèmes... On pourrait presque se croire dans une comédie si le ton n'était pas aussi sérieux. Laughing Et on est arrivé au stade 2 de l'incontinence en fiction... C'est peut-être un peu brutal et subit, mais j'imagine que c'est joué pour l'effet dramatique.
Maintenant, je suis bien curieux de voir jusqu'où tu va mener l'histoire, parce que tout ceci était plus ou moins attendu, mais la manière dont tout va se terminer m'intéresse beaucoup. Ca va être une fin difficile à négocier, courage! Wink

Si je peux me permettre une paire de critiques néanmoins...
  • Fais attention aux accords du participe passé (regarder / regardé), j'ai remarqué que tu faisais plusieurs fois la faute. Ca ne fait tiquer que les grammairiens comme moi, mais c'est une bête erreur à ne pas laisser passer! Wink
  • Tu utilises beaucoup de mots japonais, ce qui est bien pour l'immersion, mais pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais été foutu de retenir qui était quoi, c'est un peu confus. Par exemple, la première fois que tu parles des kodachi, on ne sait pas que ce sont des dagues. C'est un peu troublant; pense à mettre une description en un ou deux mots quand tu introduis un nouveau terme comme cela.


Voilà, ceci étant dit, bon courage encore pour la suite de l'histoire. Smile
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Rikimaru
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Lun 15 Juin - 10:50

Encore merci pour ton avis et ton soutien, Needle Hat Very Happy. Au passage, je remercie également Carotte pour son aide et ses conseils quant à la rédaction de cette histoire (j'en ai d'ailleurs profiter pour revoir chaque chapitre et les modifier légèrement).
Je suis heureux que cela te plaise toujours autant. Comme c'est la 1ère fois que j'écris une histoire sur ce thème ; les couches (et puis même sur Tenchu aussi), j'étais peu confiant dans le résultat. Apparemment je ne me suis pas trop planter Razz. Content également que les petits soucis qu'elle rencontre au cours de sa mission te fasse sourire Wink.
Je suis un peu étonné que tu trouve brutal mon abordage du stade 2 de l'incontinence. En réalité, c'est surtout parce que la fic est bientôt boucler et que je voulais introduire cet élément à un moment ou à un autre (autant le faire à ce moment-là). Et puis, d'un point de vue temporel, cela fait 3 semaines qu'Ayame (voir 4 même, faudrait recompter) a commencée à avoir des accidents. Par contre, comme tu l'as fait remarquer il y a bien une recherche d'effet dramatique (cela introduit aussi une notion de dépassement de soi, même si c'est de manière vague).

Suite à ta remarque, plus que pertinente (j'aurais dû y penser moi-même d'ailleurs), je me suis permis de faire un petit lexique reprenant les mots japonais qui sont présents à la fin de chaque chapitre dans ma fan-fiction. J'espère que cela éclairera les non-japonisant ^_^.
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Rikimaru
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Dim 21 Juin - 12:21

Note pour ceux qui me liront : je tiens à dire que je n'ai pas délibérément pris le parti de faire quelque chose d'un peu "trash" (je ne suis pas vraiment dans ce trip). Je dirais c'est un peu venu comme ça à l'écriture (peut-être est-ce le fait de vouloir trop en faire ?). Néanmoins, j'espère que vous apprécierez. Et si ce n'est pas le cas, eh bien, ne vous gênez pas pour le dire Wink .

Chapitre 7 :

A chaque mouvement de ses hanches pour gravir l'escalier, Ayame sentait que la matière présente à l'arrière du change se pressait contre ses fesses, lui rappelant sans cesse son honteux accident. Pour l'instant, aucun effluve nauséabond ne s'échappait de la couche sale, mais elle était persuadée que ce n'était qu'une question de temps avant que ce ne soit le cas. S’arrêtant en haut des dernières marches, elle s'accroupit afin d'avoir le plancher juste au niveau des yeux. Cependant, en réponse à cette action, le produit encore tiède de ses intestins se retrouva davantage plaqué au contact de son postérieur, ce qui fit monter une nouvelle bouffée de chaleur à son visage. Dépitée, la jeune femme se demanda sincèrement si il était possible que son calvaire puisse empirer.
Laissant difficilement de côté ses états d'âme, pour recentrer ses préoccupations sur son environnement direct, la kunoichi constata qu'aucun bruit de pas, ni aucun garde, n'étaient perceptibles dans les environs. Elle resta tout de même sur le qui-vive lorsqu'elle s'engagea dans le premier couloir. A présent, il lui fallait découvrir l'accès du troisième étage, emplacement probable du conseiller félon.

Son infiltration l'amena à scruter sans relâche chaque allée ainsi que chaque pièce qu'elle rencontra, mais toutes les fois, elle ne put constater qu'une seule chose : les lieux étaient on ne peut plus désert. Et puis, alors qu'il sembla à la jeune femme que la fin de son parcours ne devait plus être très loin, elle aperçut un mince rayon de lumière filtrant depuis une pièce qui se trouvait un peu plus loin. Discrètement, Ayame s'approcha du fusuma qui était entrouvert d'environ un centimètre et jeta un coup d'oeil à l'intérieur.
Plutôt spacieuse, la salle était recouverte par des tatamis au niveau du sol et ne comportait que deux accès. Celui qui était devant elle et un autre qui lui faisait directement face. Quatre grands bougeoirs avaient été disposés dans les angles, afin d'apporter un éclairage suffisant pour la femme assise au centre de la salle. Elle avait vraisemblablement la trentaine et était vêtue comme une guerrière et non à la manière d'une simple servante ou d'une concubine.

Elle arborait une coiffure plutôt courte dont les mèches frontales étaient relevées et maintenues par des aiguilles, tandis que ses oreilles comportaient quelques bijoux, qui rutilaient à la lumière des flammes. En plus d’un jeu de shôgi, des coupelles et une bouteille de saké trônaient à ses pieds, mais ce qui attira particulièrement l'attention de la jeune femme s'avéra être la présence de l'arme posée tout près. Alors que Ayame était sur le point de rebrousser chemin dans le but de trouver un autre accès, l'inconnue s'exclama à voix haute :
- Pour quelle raison te sauve-tu, petit rat ?
La kunoichi se figea et tourna la tête vers la pièce dont elle venait de s'éloigner de quelques pas. Elle m'a repérée ? s'étonna-t-elle intérieurement.
- Allez, montre-toi. De toute façon, je sais que tu es tout proche.
Se résignant, la jeune femme ouvrit le fusuma et pénétra dans la pièce pour faire face à la trentenaire.
- Eh bien, eh bien, qu'avons-nous là ? Une jeune kunoichi qui se serait égarée ?
- Je suis Ayame des ninja Azuma. Quant à toi, je suppose que tu as été engagée par Goemon.
- Perspicace à ce que je vois. En effet, je suis une mercenaire au service du seigneur Goemon. Je m'appelle Yukari.
- Une mercenaire ? Ferai-tu partie de ceux qui s'en prennent aux marchands ?
- Pour tout te dire, je suis même leur chef.
- Hum, ça tombe bien, fit Ayame avec un petit sourire, je vais pouvoir faire d'une pierre deux coups en éliminant les deux fauteurs de troubles.
L'assurance effrontée de son adversaire sembla amuser la guerrière qui sourit à son tour.
- Ainsi donc ta cible est mon commanditaire. Néanmoins, tu as choisi de m’abattre moi aussi. Allons, jeune fille, je crois que tu as les yeux plus gros que le ventre.
- Tu ne sais pas de quoi je suis capable.
- Oh, bien sûr que si, fit-elle moqueuse. Je sais que tu es suffisamment douée pour sentir aussi mauvais qu'un petit porcelet. (Elle ponctua sa phrase d'un mouvement de la main devant son nez comme pour chasser une mauvaise odeur.)
La pique fit quelque peu rougir la kunoichi, cependant, il s'agissait plus d'une réaction de colère que d'embarras ; elle dégaina sa paire de kodachi. En réponse, Yukari s'empara de son arme - une naginata - et la pointa sur sa vis-à-vis. Le manche de l'arme semblait composé de plusieurs pièces emboîtées les unes dans les autres. Le but de cette méthode de construction était de pouvoir jouer sur la longueur si nécessaire, ce que la mercenaire mit en pratique en démontant certaines parties, afin que ses mouvements de fauche ne soient pas gênés dans un espace aussi clos.

Ayame esquiva habilement une attaque verticale en se déportant sur le côté et profita de la brèche dans la garde de son adversaire pour l'assaillir de coups rapides. Malheureusement pour elle, tous furent parés sans difficultés. Elle n'est pas mauvaise, réalisa-t-elle.
Reprenant leur course, ses lames se mirent à virevolter dans l'air, tel deux rubans d'acier portés au gré du vent, faisant jaillir des étincelles quand elles rencontraient la résistance métallique de l'arme de son opposante. Quelques acrobaties ajoutèrent à la superbe de son mortel ballet, mais n'entamèrent en rien la défense de Yukari. Subitement, la kunoichi s'interrompit pour se baisser au niveau du sol et tenter de faucher les jambes de la mercenaire avec un balayage. Cette dernière évita la manoeuvre en bondissant, puis, profitant de l'élan de son saut, elle abattit sa naginata sur la jeune femme.
En croisant ses kodachi, celle-ci put contenir l'assaut qui la déstabilisa tout de même un peu de par son poids, la forçant à presque s'asseoir sur son postérieur rembourré. Comme elle était totalement concentrée sur son combat, elle en était venue à oublier le port de sa couche, cependant, le quasi contact avec le sol et sa protection, plus que bien remplie, semblèrent lui donner davantage de forces pour repousser l'arme ennemie. Ah, je préfère ne pas penser à ce qui ce serait produit si je m'étais assise "là-dessus", pensa-t-elle en grimaçant. Dans un dernier effort, elle dégagea ses lames d'une poussée et effectua un plongeon inversé pour prendre de la distance, au moment même où Yukari effectuait une frappe de taille qui, en conséquence, ne toucha pas sa cible.
Atterrissant sur ses pieds, Ayame se rendit compte que la bande qui maintenait son lange bien en place avait été tranchée au niveau du fessier, la laissant pendre entre ses jambes. Désormais inutile, la jeune femme retira le tissu, dévoilant ainsi sa couche alourdie au regard de son adversaire, et le jeta par terre.

- Mais qu'est-ce que c'est que ça ? demanda la guerrière visiblement intriguée par le sous-vêtement ivoirin, dont l'avant arborait une teinte jaunie où l'on ne distinguait qu'avec peine ce qui restait de la double ligne violette.
- Rien qui puisse t'intéresser ! répliqua sèchement la kunoichi, rougissant à cause des effluves qu’elle avait commencée à percevoir.
Yukari se mit tout d'un coup à renifler l'air avec insistance.
- Et cette odeur, ouh ! fit-elle en plissant exagérément les narines. Elle est bien plus forte depuis que tu as enlevé ... . Oh, je vois. (Elle se mit à ricaner, une main devant sa bouche.) Je croyais avoir affaire à une jeune femme, mais en fait tu n'es qu'une gamine ignorante de la propreté, une souillon ! Tu mériterais une bonne fessée !
La kunoichi fulmina tellement de rage et d'embarras mêlés que de la fumée aurait pu sortir par ses oreilles. C'était la première fois qu'on l'insultait de la sorte, même depuis qu'elle avait ses problèmes d'incontinence. Sa nature provocatrice refit surface en même temps qu'une furieuse envie d'écraser son adversaire.
- Ha, tu n’as qu’à venir me la mettre, vache à lait ! lâcha Ayame, en faisant clairement référence à la poitrine plus que généreuse de la mercenaire.
Une veine se mit à palpiter sur les tempes de la trentenaire, symbole de son énervement.
- Ce n'est pas bien de jalouser les "grandes" personnes, petite effrontée. Ne devrais-tu pas déjà avoir assez honte de porter une pareille horreur puante ?
- Pour aussi nauséabond qu'elle soit, tu ne vas pas tarder à l'avoir sous le nez !
La kunoichi chargea Yukari en attaquant successivement avec ses lames et des coups de pied. Il ne faut pas que le combat s’éternise, songea Ayame, sinon je risque de ne pas pouvoir terminer la mission à temps.
La guerrière esquiva ou para la plupart des assauts mais l'un d'eux l'atteignit au bras droit en y laissant une entaille, qui ne tarda pas à faire prendre une couleur carmin à la manche de son vêtement. La blessure n'était pas bien méchante, mais elle suffit à énerver la mercenaire qui se mit à contre-attaquer en faisant de grands moulinets avec son arme ; Ayame perdit un kodachi face à l'impétuosité de l'offensive et écopa d’une légère coupure à la cuisse gauche.
La kunoichi se jeta en retrait en enfonçant sa main libre dans son paquetage arrière. Cette dernière se referma sur le métal familier des shuriken et elle en intercala un entre chaque doigt. Lorsque ses pieds touchèrent à nouveau la surface dure du tatami en paille tressée, elle ramena son bras derrière elle et projeta avec force les armes de jet sur son adversaire.

L'attaque visait principalement le visage de Yukari, mais une étoile de fer ayant déviée de sa trajectoire durant son vol, prit la direction de sa jambe.
- Pitoyable, fit-elle, son attention rivée sur les projectiles.
A l'aide sa naginata, elle stoppa la course des trois premiers avant d'abaisser brutalement la lame de son arme pour intercepter le dernier.
- Si c'est tout ce ...
Alors qu'elle avait l'intention d'invectiver son opposante, la mercenaire se rendit compte que celle-ci avait disparu de son champ de vision.
- Ici ! cria une voix au-dessus d’elle.
Yukari eût tout juste le temps de comprendre ce qui s’était passé avant que le corps de la jeune femme ne vienne s'abattre sur elle. En réalité, Ayame avait lancé les shuriken dans le but de créer une diversion. Comme son adversaire s’était focalisé sur les projectiles, elle n’avait pas vu la kunoichi bondir et celle-ci en avait profité pour la prendre par surprise. Elle ne mit qu’une seconde à comprendre tout ça, mais entre-temps, elle s’était faites clouer au sol par l'impact du choc et sa tête se trouvait entre les cuisses de la kunoichi avec une lame sur la gorge.
Les genoux de Ayame touchaient le tatami et son bassin était légèrement surélevé au lieu d'être posé sur la poitrine de son ennemie. Bien que l'envie ne lui en manqua pas, ne serait-ce que pour voir la réaction de la guerrière, la jeune femme refusa de s'asseoir sur elle, afin de ne pas écraser le contenu de son change qui avait déjà bien souffert avec toutes ses cabrioles. Néanmoins, les adhésifs avaient tenus bons, prouvant ainsi leur efficacité.
- Ne t'avais-je pas dit que tu l'aurais sous le nez d'ici peu, lâcha-t-elle narquoise. (Elle pressa un peu plus l'avant de sa couche contre le visage de Yukari). Alors qu'est-ce que ça fait ? Tu ne te moques plus, hein.
- Espèce de ..., répondit tant bien que mal la trentenaire. C'est certainement la chose la plus répugnante que j'ai jamais sentie. Rien qu'à l'odeur, je suffoque. (Elle déglutit.) Me faire battre par une souillon ! C'est la première fois de ma vie que je subis un tel déshonneur.
- Et la dernière aussi. Adieu.

Naginata :
La naginata est une arme japonaise, proche du fauchard à lame courbe, elle s'apparente à un sabre dont on aurait allongé le manche. Particulièrement appréciée par les moines, elle pouvait atteindre jusqu'à deux mètres de longueur et était utilisée autrefois sur les champs de bataille pour couper les jarrets des chevaux. C'était une arme également efficace dans le combat à mi-distance contre un guerrier à pied. À partir de la période Meiji (1868–1912), l’art de la naginata a été employé dans les écoles comme manière de développer le bien-être spirituel et physique des filles, alors que les garçons faisaient du Kendo dans le même but. Cet art est encore pratiqué aujourd'hui et en plein essor.

**********************

A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Mar 7 Juil - 13:17

Chapitre 8 :

En dépit du combat qui avait eu lieu un peu plus tôt, la pièce était toujours aussi impeccable, aucun des objets n'ayant été renversé. Ayame profita de ce répit pour dénouer la bande qui entourait son avant-bras gauche et s'en servit afin de panser sa blessure à la cuisse, qui la tiraillait légèrement. Peu à peu, la fièvre du combat la quitta, laissant place à un sentiment d'abattement tant physique que mental. Elle eût subitement très honte de sa tenue et tomba à genoux en pleurant silencieusement, chose qu'elle n'avait plus faite depuis des années. Comment avait-elle pu traiter cette guerrière de cette façon ? Certes, cette dernière l'avait insulté à de nombreuses reprises, alors sur le moment cela lui avait paru être un juste retour des choses, mais peut-être n'avait-ce été qu'une stratégie afin de lui faire perdre son calme. La mercenaire avait-elle vraiment pensé chacun des mots blessants qu'elle avait prononcé ? La kunoichi ne le saurait jamais.
De plus, Ayame aurait peut-être proféré les mêmes paroles à sa place si son adversaire avait présenté des problèmes similaires, et c’était ce qui lui paraissait le plus insupportable. Elle demeura prostrée ainsi durant plusieurs minutes, en proie à d'insondables tourments intérieurs. Ses yeux humides et vides d'expression se posèrent sur son entrejambe et son ressentiment envers la "chose" qui s'y trouvait enfla comme un fleuve en crue. Elle était sur le point d'arracher son lange, quand ses mains crispées par la tension tombèrent sur le petit carillon que lui avait donné Kiku.

Elle porta le bijou, qui émit un son cristallin, à son front et ferma les yeux tandis que l'image de la princesse apparaissait clairement dans son esprit. Sa présence l'apaisa, tel un baume, lui permettant de chasser les idées noires qui occupaient ses pensées. Elle revit le visage souriant de l'adolescente lorsqu'elle lui avait offert sa toute première couche, persuadé d'avoir trouvé la solution à l'incontinence de sa grande "soeur". Et c'était vrai, cela lui avait permit de se sentir mieux dans sa peau, au moins un temps. Par la même occasion, le fait de se confier avait conféré à leur relation, une profondeur jamais atteinte jusque là. En y repensant, la jeune femme doutait de ce qui serait advenu d'elle si elle ne l'avait pas fait.
Au début, elle avait appréciée l'utilité des couches face à son problème, en venant même à apprécier leur port, mais le déroulement de cette mission avait tout fait basculer. Les multiples imprévus rencontrés avait rendus son état psychologique instable, elle s'en rendait finalement compte. Ainsi, elle réalisa que Yukari n'avait fait que formuler sa frustration ainsi que ses pensées les plus sombres à voix haute, celles auxquelles elle se refusait de penser, et sa réaction face aux insultes n'avait été qu'une forme d'exutoire à cette peur. Néanmoins, par cet acte, ainsi que sa nouvelle condition, Ayame ne pourrait certainement plus être la kunoichi qu'elle avait été, elle le reconnaissait enfin. Elle devait se reconstruire et tant que sa mission ne serait pas aboutie, la jeune femme sut qu'elle ne pourrait pas le faire sereinement. Pour l'instant, elle ne devait penser qu'à ça.
Sa résolution retrouvée, elle récupéra les quatre shuriken qu'elle avait lancé et s'approcha du corps de Yukari. Elle lui adressa une courte excuse pour ce qu'elle lui avait fait subir, puis découpa un morceau de tissu dans le vêtement de celle-ci. Elle noua ce dernier avec le tissu prune qu'elle avait jeté, et s'en servit pour essayer de se refaire une ceinture qui maintiendrait un minimum son lange. Ayant dissimulé tous les indices qui auraient pu attester de la présence d'un ninja en ces lieux, Ayame s'avança d'un pas décidé vers les marches menant au troisième étage et sa "réponse".

Parvenue au sommet de l'escalier, la kunoichi dut attendre quelque instants que ses yeux s'habituent à l'obscurité régnant dans le couloir qui lui faisait face, celle-ci dû au fait que les bougeoirs avait certainement été mouchés. Dans une construction de ce type, plus on montait et plus les dimensions des lieux se réduisaient, aussi la chambre du conseiller ne serait pas très difficile à trouver. Ses perceptions accrues lui permirent d'éviter les rares gardes qui patrouillaient bien avant que ces derniers ne soient en mesure de la repérer, même à l'odeur.
Finalement, la jeune femme passa devant un fusuma derrière lequel, elle entendit le bruit d'une respiration lente et profonde. Elle fit coulisser la cloison le plus silencieusement possible et s'introduisit dans la pièce en la refermant derrière elle. Les rayons lunaires qui entraient par la fenêtre, quand les nuages ne dissimulaient pas l'astre nocturne, confirmèrent ses soupçons ; le dormeur était bien Goemon. Dégainant l'un de ses kodachi, Ayame s'approcha de la forme étendue et dit à voix basse, d'une manière presque solennelle :
- Seigneur Goemon. Pour avoir trahi la confiance du seigneur Matsunoshin Gohda et mit en danger des innocents, moi, Ayame des ninja Azuma, vais vous infliger votre châtiment.
La lame s'abattit une seule fois, précise et mortelle. Sa besogne achevée, la kunoichi grimpa sur le rebord de la fenêtre dépourvu de barreaux et disparu dans la nuit, ou du moins ce qui en restait avant l'aube.

Quitter le château se révéla bien plus facile que d'y entrer. Néanmoins, elle savait que c'était souvent dans ces moments-là, où la fatigue se faisait sentir et que l'on relâchait sa vigilance, que le danger était le plus grand, aussi prit-elle toutes les précautions nécessaires afin d'éviter le pire.
Durant le trajet du retour, elle fit complètement abstraction du contact que la couche sale produisait sur son épiderme, comme si celui-ci était devenu insensible. Tout ce que la kunoichi souhaitait se résumait à retirer cette masse malodorante de son entrejambe. De plus, il lui était impensable de se rendre auprès de son seigneur dans cet état, aussi elle décida qu'elle passerait d'abord chez elle afin de se nettoyer et également de se restaurer.
Sitôt qu'elle fut arrivée à sa demeure, Ayame s'empressa de prendre un lange propre dans le coffre où elle les rangeait ainsi qu'une pièce du tissu et un pain de savon, puis partit en direction de la rivière, accompagnée par la rose clarté de l'aurore. Tandis que ses pieds foulaient l'herbe rendue humide par la rosée du matin, elle écoutait les joyeux trilles des oiseaux qui saluaient le jour nouveau. Quand elle eût atteint la berge, la jeune femme libéra ses cheveux de leur attache, se déchaussa de ses sandales et retira tous ses vêtements jusqu'à se retrouver seulement vêtue de sa couche souillée. S'étant accroupie au préalable, elle ôta les deux robustes adhésifs qui, il fallait bien le dire, avaient remplis leur rôle à la perfection. A gestes lents, elle laissa la protection alourdie glisser vers le sol avant de s'empresser de la rouler en boule.
Elle sentit alors un vent léger se mettre à caresser agréablement sa peau, rendue moite par le port du lange. Enfin libérée de ce qu'elle considérait comme un carcan, Ayame rentra dans l'eau fraîche en éprouvant un petit frisson et s'assit au milieu de la rivière.

A l'aide du morceau de savon, la kunoichi commença à se frictionner le haut du corps, se couvrant de mousse, puis elle se mit debout et s'attaqua au bas. Sa toilette achevée, elle regarda l'écume être emportée par le courant alors qu'elle s'aspergeait d'eau pour se rincer. Finalement, la jeune femme s'allongea sur les galets qui couvraient le lit du cours d'eau, appréciant avec délectation ce pur moment de détente. Elle alla même jusqu'à s'ébattre quelque peu au sein du liquide sans que sa blessure à la cuisse ne la gêne.
Prenant une position foetale, Ayame avait presque l'impression d'être redevenu une petite fille qui se serait trouvée dans le ventre de sa mère, sans aucune responsabilité à assumer. Lorsqu'elle consentit enfin à sortir de l'eau, elle eût le sentiment de vivre une seconde naissance et prit soudainement conscience qu'elle avait réussi sa mission en dépit de son handicap. Cette conclusion, bien que tardive, lui apporta une joie sans commune mesure avec celle qu'elle avait connue en découvrant la solution à son problème d'incontinence. Paradoxalement, c’était en ce lieu qu'elle avait éprouvé pour la première fois des doutes quant à son futur, néanmoins, c'était également ici qu'elle venait de trouver la "réponse" à ses soucis ; la boucle était bouclée.
Tout sourire, la jeune femme s'empara de l'étoffe qu'elle avait apportée, puis commença à se sécher de la tête aux pieds. Si il avait fait plus chaud, elle se serait étendue sur l'une des grandes pierres qui parsemaient le cours d'eau pour laisser le soleil remplir cet office. A nouveau propre, elle positionna la couche neuve sur son bas-ventre d'une main experte, sans ne plus éprouver aucune arrière-pensée à son contact ; acceptant enfin que cet objet devienne une part d'elle-même.

La kunoichi refit le pansement de sa plaie et enserra une nouvelle fois sa poitrine avec ce qu'il restait des bandages qu'elle avait en sa possession. Comme l'astre diurne commençait tout juste à darder ses rayons bienfaisants, chauffant agréablement sa peau, la jeune femme décida de rester une poignée de minutes de plus dans cette tenue légère. Inspirant à fond, il lui sembla que l’air était plus frais et les couleurs qui l’entourait plus vives.
Finalement, elle réenfila, à contrecoeur, ses vêtements et rattacha ses cheveux. Ensuite, elle ramassa la boule formée par le lange sale ainsi que ses affaires de toilette et quitta les lieux, car les femmes du village n'allaient pas tarder à venir pour laver leurs linges.
De retour à sa maison, Ayame rangea ses armes après les avoir nettoyées avant de se débarrasser des deux couches sales en les enterrant. En effet, elle s'était rendue compte que les produits alchimiques se dégradaient plutôt facilement, tout en enrichissant le sol pour la culture des quelques légumes et plantes qu'elle faisait pousser. L'estomac dans les talons, la jeune femme se prépara un bon repas avec du riz, quelques légumes et du poisson, le tout arrosé avec du thé vert.



Comme il lui fallait rendre compte de sa mission auprès du seigneur Gohda, elle partit s'en perdre une seconde de plus dès qu'elle eût terminée, non sans avoir vérifié sa tenue et sa coiffure une ultime fois.
En peu de temps, elle parvint au château et se glissa discrètement à l'intérieur en profitant de la rotation entre les sentinelles du matin et celles ayant été en faction durant la nuit. Elle le vit le bâtiment prendre vie peu à peu à mesure que les serviteurs s'affairaient à leurs tâches quotidiennes. Quand elle arriva dans la salle d'audience privée, le seigneur Matsunoshin Gohda ainsi que Naotada Sekiya, le chef du conseil, l'attendaient.

- Me voici de retour de la mission que vous m'aviez confiée, mon seigneur, déclara-t-elle en préambule. Ensuite, elle relata brièvement le déroulement de sa tâche en omettant volontairement les détails en rapport avec son problème d'incontinence.
- Heureux de te revoir en bonne santé, Ayame, commença le père de la princesse. Avoir ordonné la mort d'un homme aussi proche de moi me peine, sache-le, mais un tel individu ne pouvait rester impuni. Je tiens à te féliciter pour avoir mené à bien le travail que je t'avais donné. Comme toujours.
- Merci, mon seigneur. Pourrai-je vous interroger sur un point ?
- Je t’écoute.
- Bien que je ne mette pas en doute la sûreté de votre plan, comment comptez-vous rester hors de tout soupçons concernant la mort du conseiller Goemon ?
- Sage question, Ayame, répondit Sekiya en prenant la parole, cependant, tu n'as aucune inquiétude à avoir à ce sujet. Vois-tu, depuis un certain temps, Goemon s'était attiré les foudres de nombreuses personnes, dont certaines disposant d'encore plus de moyens que notre seigneur, ici présent. Aussi, prouver que son assassinat a été mandaté par notre province est tout bonnement impossible.
- Je vois que vous aviez pensé à tout, conseiller. Je ne me fais donc aucun souci. Puis-je disposer ?
- Bien entendu, confirma le seigneur Gohda.
- Merci, dit-elle avant de sortir de la pièce.
Tandis qu'elle empruntait un autre itinéraire pour quitter les lieux, la kunoichi repoussa l'idée d'aller voir Kiku car celle-ci était certainement encore endormie et elle ne souhaitait pas la réveiller. Elle raconterait ses aventures à l'adolescente plus tard dans la journée ou bien le lendemain, peu lui importait, bien qu'en toute honnêteté, elle avait hâte de discuter avec la jeune fille de tout ce qu'elle avait vécue récemment. Ayame retourna à sa maison, le coeur plus léger qu'il ne l'avait jamais été.

Au même moment, un conciliabule secret se déroulait au sein d'une pièce située dans une aile quasiment déserte du château.
- Un de mes hommes revient tout juste du château de Goemon, dit un homme corpulent dont les yeux étaient encadrés par de petites lunettes. Il a été retrouvé mort au petit matin. D'après ce qu'il a pu me rapporter, les gardes ont aussi retrouvés les corps d'une sentinelle et du chef des mercenaires, une femme, à l'intérieur du bâtiment.
- Morts ? s'enquit avec inquiétude le second homme, au visage et au corps grassouillets. Hamada, pense-tu que ce soit l'oeuvre de Gohda ?
- C'est une certitude, Nasu.
- Imbécile de Goemon ! Son goût pour le luxe l'aura mené tout droit à la tombe.
- Son assassinat va nous forcer à prendre encore plus de précautions, sinon nous risquons de subir le même sort.
- Tu as raison. D'autant plus que je viens juste d'entrer en relation avec Tokubei, le fils d'Echigoya, pour faire affaire.
- Le marchand corrompu que Gohda a fait assassiner l'année dernière ?
- Celui-là même. Mais, ne t'inquiète pas, je serais très prudent.
- Tu m'en vois ravi. Et si tu me disais en quoi consistent ses futures relations commerciales ?
- Hum, bien entendu.


**********************

A suivre ...


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Mar 7 Juil - 13:23

Epilogue :

La journée suivante, lors de sa discussion avec la princesse, Ayame décrivit tous les sentiments, les sensations ainsi que les états par lesquels elle était passée durant l'accomplissement de sa première mission nocturne en couche. L'adolescente grimaça un peu, ce que la jeune femme put comprendre, quant vint le moment où elle lui raconta son "expérience" malodorante, mais à l'écoute de ses paroles, celle-ci comprit que sa grande "soeur" avait totalement surmontée cette épreuve. Par la suite, elles en vinrent à se voir deux fois par semaine pour leur plus grand bonheur à toutes les deux, chacune étant la confidente intime de l'autre. La kunoichi en profita également pour aider Kiku dans son apprentissage de la couture.
Elle prit également le temps de rendre visite à Keiko, la vieille guérisseuse, pour la tenir informée de son état. Cette dernière confessa sa surprise devant la "parade" qu'avait trouvée sa patiente et félicita les inventeurs de cet objet si pratique pour les personnes atteintes de ce trouble. Elle avoua à Ayame qu'elle était fière du courage dont celle-ci avait fait preuve face aux tracas provoqués par son affection et lui affirma qu'elle était sincèrement heureuse que la jeune femme ait acceptée de vivre pleinement avec son problème.
Au cours des jours puis des mois qui suivirent, la jeune femme connu maints accidents humides, que ce soit durant la journée ou au milieu de la nuit, mais, à sa grande satisfaction, seulement un très petit nombre d'oublis appartenant à l'autre facette de son incontinence, sa capacité de retenue sur ce point précis semblant se manifester de manière erratique. Ainsi, les missions se succédèrent les unes après les autres, la kunoichi les menant chacune à bien, comme si ses ennuis de contrôle ne s'étaient jamais manifestés. Elle trouva même d'autres astuces afin de mieux vivre et de toujours rester opérationnelle quelque soit le moment.

Et puis, par une nuit neigeuse au cours de l'hiver de la même année, alors qu'elle se rendait à la salle d'audience, Ayame entendit une voix familière s'adresser au seigneur Gohda. Non ..., c'est impossible, pensa-t-elle.
La main tendue vers la cloison qu'elle s'apprêtait à faire coulisser, elle suspendit son geste lorsqu'elle vit celle-ci s'ouvrir d'elle-même, laissant apparaître un homme à peine plus âgé qu'elle. La jeune femme avait du mal à considérer ce qu'elle voyait comme la réalité, et pourtant, cette cicatrice sur l'oeil droit, cette tignasse ébouriffée d'un gris cendreux, autant de détails qui venaient confirmer l'identité de leur possesseur.
- Rikimaru ? demanda-t-elle d'un ton neutre. Tu es vivant ?
Elle lut dans les yeux de son vis-à-vis, le même désir d'étreinte, mais de part la présence d'autres personnes ainsi qu'un code de conduite bien ancré en eux depuis leur enfance, ils se refusèrent à se laisser aller de la sorte.
- Oui, c'est bien moi, Ayame. (La détaillant de haut en bas, son frère d'armes ajouta : ) Tu as encore changé de tenue vestimentaire ?
Auparavant, la kunoichi aurait rougit en réponse à cette question, lui évoquant directement la couche présente sous le tissu, néanmoins, ce n'était plus la même chose depuis un bon moment, aussi se contenta-t-elle de répondre :
- C'est une longue histoire ...


FIN


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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Mar 7 Juil - 13:29

Voilà mon histoire est terminée. Je suis content d'avoir pu l'achever, d'autant plus que c'était ma première tentative d'écriture dans ce type-là (AB/DL). J'espère en tout cas, que vous aurez pris autant de plaisir à lire cette histoire que j'en ai eu à l'écrire.
Et puis, qui c'est peut-être n'est-ce que le début d'une longue aventure ... Wink

ps : une version pdf est en cours de création et donc certaines phrases auront peut-être prit une autre tournure ou alors du texte aura pu être rajouté.
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Needle Hat

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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Jeu 16 Juil - 14:03

Voilà, j'ai tout lu! Very Happy

Dans l'ensemble, c'était une sympathique histoire. Je trouve qu'elle finit peut-être un peu trop doucement, il n'y a pas vraiment de "climax", de point culminant dans l'histoire, ça se finit un peu sans vraie surprises. Ou alors, c'est que le climax que tu cherchais était le combat face à la guerrière, qui, je dois avouer, est assez délirant! Razz Ecrire des combats est toujours une chose difficile, on ne sait jamais s'il faut trop décrire ou ne pas trop décrire l'action, au risque de praâitre lourd ou au contraire trop imprécis. Tu t'en sors pas trop mal sur ce sujet, même si balance penche du côté "trop" de descriptions. Ne t'en blâme pas, même les auteurs professionnels s'y cassent les dents! Wink
Je trouve d'ailleurs que la guerrière a un langage un peu trop cliché, cette manière de tourner les phrases et de traiter son adversaire me fait un peu trop penser à un méchant stéréotypé. Mais je suppose que ça peut s'excuser vu que le personnage en lui-même est assez typé et typique d'une histoire japonaise médiévale.

Finalement, c'est même assez amusant que l'histoire penche autant sur l'acceptation de son état par Ayame. D'habitude, on passe ce genre de détails pour se concentrer sur l'action, comme je pensais que tu le faisais pendant une bonne partie de l'histoire. C'est rafraîchissant, même si à mon goût, c'est fait un peu vite. Mais ne prends pas en compte tous mes avis, je suis une sorte de blasé du scénario qui recherche à tout prix l'originalité et le non-cliché! Wink

Bon, par contre, n'ayant jamais joué au jeu, je n'ai pas vraiment été touché par sa réunion avec Rikimaru. Je suppose que ça devait être une scène importante, mais je ne connais pas leur histoire commune, donc ça ne m'éveille rien.

J'ai aussi trouvé bizarre le morceau avec les seigneurs et marchands qui complotent sur la fin. Tout porte à croire qu'ils auraient une importance dans la fin de l'histoire, mais rien, on ne les mentionne pas. Ce segment est un peu superflu à mon goût, il ne participe pas vraiment à la trame principale et n'a pas d'importance sur le dénouement. Moi, j'aurais fait sans.


Bon bref, pour une première histoire, c'est très bien réalisé, et tu peux en être fier. Bon courage pour tes prochaines histoires s'ils en vient! Wink
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Ven 17 Juil - 5:09

Déjà, merci pour tous ces commentaires Wink. J''y répondrai un peu mieux par la suite.

Needle Hat a écrit:

J'ai aussi trouvé bizarre le morceau avec les seigneurs et marchands qui complotent sur la fin. Tout porte à croire qu'ils auraient une importance dans la fin de l'histoire, mais rien, on ne les mentionne pas. Ce segment est un peu superflu à mon goût, il ne participe pas vraiment à la trame principale et n'a pas d'importance sur le dénouement. Moi, j'aurais fait sans.

En fait, il est vrai que ce passage fait figure d'intrus, mais c'est pour être raccord avec la suite de ce jeu dans lesquels ces personnages interviennent. C'est en quelque sorte un clin d'oeil.
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Ven 24 Juil - 3:12

Needle Hat a écrit:
Dans l'ensemble, c'était une sympathique histoire.

Ben, déjà merci de l'avoir lu en entier et de donner tes impressions. Je suis content qu'elle t'ait plu Very Happy.


Needle Hat a écrit:
Je trouve qu'elle finit peut-être un peu trop doucement, il n'y a pas vraiment de "climax", de point culminant dans l'histoire, ça se finit un peu sans vraie surprises. Ou alors, c'est que le climax que tu cherchais était le combat face à la guerrière, qui, je dois avouer, est assez délirant! Razz Ecrire des combats est toujours une chose difficile, on ne sait jamais s'il faut trop décrire ou ne pas trop décrire l'action, au risque de paraître lourd ou au contraire trop imprécis. Tu t'en sors pas trop mal sur ce sujet, même si balance penche du côté "trop" de descriptions. Ne t'en blâme pas, même les auteurs professionnels s'y cassent les dents! Wink

Alors, effectivement comme tu le soulignes, le point culminant de l'histoire se situe au moment de son combat avec Yukari. Comme je l'explique dans le chapitre suivant, la mercenaire ne fait qu'exprimer les angoisses profondes d'Ayame et donc sa réaction vis-à-vis de ses propos blessants est plutôt "trash", il faut bien l'avouer. Je continue de penser, d'ailleurs, que j'ai peut-être un peu trop forcé le trait. Cependant, le fait que tu y es trouvé "délirant" me réconforte un peu Wink. Content également que la description du combat t'ai paru à peu près équilibrée. Il est vrai que c'est une de mes grosses angoisses, les scènes de combat Razz.


Needle Hat a écrit:
Je trouve d'ailleurs que la guerrière a un langage un peu trop cliché, cette manière de tourner les phrases et de traiter son adversaire me fait un peu trop penser à un méchant stéréotypé. Mais je suppose que ça peut s'excuser vu que le personnage en lui-même est assez typé et typique d'une histoire japonaise médiévale.

Alors ça, c'est tout à fait, involontaire. Je pense que j'ai simplement dû reprendre les phrases que j'avais déjà lu sur ce type d'affrontement. De plus, je tiens à préciser, que je n'ai pas vraiment chercher à faire un super dialogue qui aurait fait figure d'inédit dans ce genre de scène Embarassed

Needle Hat a écrit:
Finalement, c'est même assez amusant que l'histoire penche autant sur l'acceptation de son état par Ayame. D'habitude, on passe ce genre de détails pour se concentrer sur l'action, comme je pensais que tu le faisais pendant une bonne partie de l'histoire. C'est rafraîchissant, même si à mon goût, c'est fait un peu vite. Mais ne prends pas en compte tous mes avis, je suis une sorte de blasé du scénario qui recherche à tout prix l'originalité et le non-cliché! Wink

Il est vrai que dans ce genre d'histoire, il est difficile (voire "risqué" parfois) de faire dans l'originalité. Je pense quand même avoir réussi un tantinet de ce côté-là car j'ai encore ce type d'histoire sur le net ^^ (sur le fait de mettre les personnages du jeu vidéo Tenchu dans un contexte AB/DL). En réalité, c'est surtout grâce aux conseils de Carotte que l'aventure à acquis une bonne part de description psychologique. Du moins, il m'a aidé à me rendre compte qu'il fallait que je rende mon personnage plus vivant, plus attachant (chose que j'espère avoir réussi, au moins un minimum). Et donc, pour ce faire, il faut bien passer par des phases où l'on décrit les sentiments, les perceptions physiques, les pensées, les doutes, ..., du personnage. Je suis content que cela t'est semblé rafraîchissant bien que tu y es trouver un peu rapide ^^.

Needle Hat a écrit:
Bon, par contre, n'ayant jamais joué au jeu, je n'ai pas vraiment été touché par sa réunion avec Rikimaru. Je suppose que ça devait être une scène importante, mais je ne connais pas leur histoire commune, donc ça ne m'éveille rien.

Disons, que cette scène est "moyennement" importante. En fait, on peut trouver pas mal de fan-arts sur le net mettant en scène Rikimaru et Ayame enlacés, s'embrassant, ... . Dans les différents jeux de la licence, aucun élément ne permet de dire s'ils sont amoureux l'un de l'autre donc ça reste de l'ordre du "fantasme" de fan. Néanmoins, je suis un peu un partisan de ces images donc je voulais faire en sorte de retranscrire un minimum ces sentiments cachés.

Needle Hat a écrit:
Bon bref, pour une première histoire, c'est très bien réalisé, et tu peux en être fier. Bon courage pour tes prochaines histoires s'ils en vient ! Wink


Dans tous les cas, merci beaucoup pour tes commentaires qui m'ont bien aidés et donnés envie de continuer cette fiction. Merci également pour tes compliments, je suis flatté ^_^. Bonne continuation pour ta propre histoire Wink.
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Ven 24 Juil - 5:15

Mais au fait, a quand la publication des illustrations que tu fais faire pour accompagner le récit ? tu attend qu'elle soit toutes terminées ? :p
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Ven 24 Juil - 6:30

En fait, je pensais les adjoindre à un fichier pdf, mais finalement, je choisis de les placer ici car cela me semble être le meilleur endroit. J'ai donc ajouté deux illustrations à mon récit.

La première a été réalisée par Carotte (j'adore ton nouvel avatar ^^) pour le prologue. La scène que je lui avais demandé à été parfaitement retranscrite et je lui suis gré pour cela. Au passage, je le remercie aussi pour les précieux conseils qu'il a su me donner en terme d'écriture (sans lui, l'histoire n'aurait jamais vu le jour), me permettant de véhiculer davantage d’émotions à travers mes personnages qui sont devenus par la même, plus vivants. Comme vous pourrez le voir, il a également contribué à enrichir mon récit grâce à son grand talent artistique empreint de douceur et de réalisme qui s'affirme pleinement dans chacune de ses œuvres. Bref, c’est en quelque sorte mon mentor en matière de fiction AB/DL dont je vous fais, ici, l’éloge, car à mes yeux, il le mérite ; d'autant plus qu'il s'est beaucoup investi sur cette image en particulier.

La seconde a été réalisée par JayJay pour le chapitre 8. C'est un artiste débutant dans notre communauté, mais comme vous pouvez le voir sur son dessin, il a un énorme potentiel. De plus, c'est également un artiste très sympa et à l'écoute de vos envies et idées. Vous l'aurez compris, c'est une future pointure Wink.


A vous deux, merci pour tout I love you .
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Ven 24 Juil - 13:58

Awahé, pu*ain, c'est pas de la petite illustration, ça! Je suis soufflé! Shocked

J'arriverais jamais à demander une chose pareille, moi... Déjà, parce que j'aime bien illustrer moi-même mes scénarios; ensuite, parce que jamais je n'oserais approcher une personne dont j'aime les dessins pour lui proposer un travail (faut déjà me voir rougir à une scéance de dédicace quelconque...); et enfin, parce que je ne connais rien du tout le petit monde des commissions et des commandes de dessin, j'imagine bien que ça ne se fait pas à l'oeil, mais comment, je n'en sais pas plus.

En tout cas, ça donne une touche supplémentaire au tout qui était déjà bien ficelé. Ca doit faire plaisir tout plein de voir ainsi son histoire se concrétiser en images, petit veinard! Wink
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Rikimaru
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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Mar 20 Oct - 0:50

Ajout de deux nouvelles illustrations (chapitre 6) réalisées avec soin par Carotte cheers ! Un immense merci à lui Very Happy !
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Emanuel



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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Mer 2 Juin - 12:20

J'ai enfin pris le temps de tout lire d'une seule traite, et le sentiment final est: GENIAL !

Je trouve ta manière d'écrire très agréable à la lecture, et le sujet choisi, une ninja dans un japon médiéval qui souffre d'incontinence par suite d'un empoisonnement, est inédit et bien trouvé.

Voilà, j'ai pas grand chose d'autre à dire si ce n'est que j'adhère totalement à cette fiction ! ^^
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Carotte666

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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Mer 2 Juin - 13:17

Oh mon dieu, quelqu'un qui post sur le forum francais ! Suspect
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Emanuel



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MessageSujet: Re: [Fic] Tenchu   Jeu 3 Juin - 3:42

Apparemment ça faisait très longtemps ! Razz

Bravo pour tes illustrations au passage ! Elles retranscrivent chaque fois à merveille le récit !
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[Fic] Tenchu
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